🎁 Offert : mon carnet de lecture 10 livres coups de poing - J'en profite
Le Mystère Judith Potts de Robert Thorogood : surprise totale, mais le lecteur est-il vraiment dans la partie ?

L’essentiel sur Le Mystère Judith Potts de Robert Thorogood
Quel est le genre de ce livre ?
Cosy mystery de série
Quel est le niveau de lecture ?
Facile : écriture fluide et narration linéaire
Quel est le nombre de pages ?
400
Pour qui est‑ce fait ?
- Pour ceux qui cherchent une parenthèse légère et efficace entre deux lectures exigeantes ou sombres.
- Les fans de la série qui attendent depuis le tome 1 qu’on lève enfin le voile sur le passé de Judith Potts.
- Les nouveaux venus au cosy mystery anglais : l’univers est accessible sans les tomes précédents, le style fluide.
À qui ne pas le recommander ?
- Aux amateurs de whodunit au sens strict, qui aiment retrouver après coup les indices semés dans le texte.
- Les lecteurs qui attendent des descriptions riches et immersives du cadre anglais.
- Ceux qui espèrent voir Becks et Suzie exister pleinement en dehors des scènes d’enquête.
Faut-il avoir lu les tomes précédents ?
Ce n’est pas obligatoire, mais si vous êtes fan de cosy mysteries, il vaut mieux les lire dans l’ordre
Dans Le Mystère Judith Potts de Robert Thorogood, le passé de Judith se rappelle à son bon souvenir et perturbe l’enquête menée par les trois amies. L’intrigue est bien ficelée, mais ne m’a pas procuré le même plaisir qu’un whodunit où il faut essayer de battre l’auteur sur son propre terrain. Enfin, bien que je n’aie pas lu les tomes précédents, j’ai trouvé dans cette lecture ce que je cherchais : un parfait moment de détente.
Service Presse numérique reçu des Éditions La Martinière via NetGalley
Sommaire
Quand le passé de Judith frappe à sa porte
Judith Potts est bouleversée par la femme à qui elle vient d’ouvrir. Elle finit toute de même par articuler : « Qui êtes-vous ? » Après l’avoir accusée d’avoir tué son père, Philippos Demetriou, le mari de Judith, décédé depuis 49 ans, la femme pénètre chez Judith sans y avoir été conviée. Elle s’appelle Eleni. Elle présente des ressemblances avec Philippos, est la fille de Michaela, ce qui ne laisse aucun doute sur son identité.
De son côté, Suzie attend devant son poste de télévision que la présentatrice évoque l’arrestation dont ses amies et elles ont été les actrices. Déception ! C’est un scandale politique qui fait les gros titres.
Au même moment, Judith, qui a passé une nuit atroce et qui a un peu abusé du whisky, dort dans un fauteuil. Elle est réveillée par son amie, Tanika, qui lui annonce qu’un footballeur célèbre vient d’être assassiné.
Deux intrigues, un contrat lecteur à moitié tenu
J’ai été plongée directement dans Le mystère Judith Potts et un petit peu plus tard dans d’autres meurtres qui ont eu lieu dans la petite ville. Il n’y a aucun temps mort dans l’intrigue et j’’ai dévoré le livre.
Deux intrigues donc, dont une qui concerne directement une de nos trois détectives amateurs. A-t-elle tué son mari ? Une chance sur deux de deviner la vérité, alors pas de grandes surprises, d’autant plus que je n’ai cessé d’osciller entre les deux réponses.
En ce qui concerne les meurtres de Marlow, je n’ai absolument rien deviné, la surprise a été totale. Une réussite, certes, mais j’ai été un peu déçue qu’il n’y ait pas eu plus d’indices dissimulés dans le texte. Vous savez, ceux des whodunit, ceux qu’Hercule Poirot vous met sous le nez dans la scène finale, des indices auxquels vous n’avez prêté aucune attention pendant votre lecture. En y réfléchissant, je n’en ai pas trouvé, et en relisant la scène finale, Judith l’explique par son intuition et des évènements dont le lecteur n’a pas eu connaissance.
Il est possible que vous soyez d’un avis différent parce que je n’avais lu aucun des volumes précédents. Mais il m’arrive, entre deux lectures exigeantes, ou trop sombres, d’avoir envie de dévorer un cosy mystery. Il se trouve que je pouvais lire celui-là, un tome 5. Je n’ai jamais été perdue et je n’ai regretté mon choix à aucun moment, c’est un roman parfait pour souffler. Mais si vous êtes fan de ces romans policiers, il vaut peut-être mieux commencer par le début.
Étant donné que j’apprécie surtout de découvrir l’imaginaire de l’auteur, je ne poursuis jamais une série. Mais quel bonheur de faire connaissance avec un endroit pittoresque et des personnages excentriques !
Où acheter ?
Note : Les liens d’achat vers ce livre sont des liens affiliés. Si vous passez par eux pour effectuer un achat, je reçois une petite commission sans surcoût pour vous. Votre soutien aide à maintenir ce blog. Merci.
Marlow et la Tamise : un décor trop discret
Le meilleur endroit pour situer un cosy mystery est un village anglais. Que préférez-vous ? Un thé bien chaud ou un whisky ? Les deux boissons sont très consommées dans ce roman policier.
Robert Thorogood nous emmène au nord de Londres, dans une petite ville au bord de la Tamise. Si l’auteur s’attarde à juste titre sur le domaine de Harleyford, j’ai été un peu frustrée d’avoir aussi peu de descriptions de Marlow et de ses environs. Par conséquent, la petite ville pittoresque n’en est pas vraiment une.
Judith en retrait, Becks et Suzie en lumière
J’avoue avoir été un peu déçue. Judith est la meneuse du groupe, mais trop préoccupée par les accusations portées par Eleni, elle est assez absente de l’enquête conduite par Suzie et Becks.
Néanmoins, Judith a un passé qui fournit de l’épaisseur à son personnage. Ce n’est pas le cas des deux autres. J’ai beaucoup regretté de ne jamais voir l’une d’elles en situation autre qu’enquêtrice. Après tout, Becks est femme de vicaire, cela aurait pu donner lieu à des scènes savoureuses et donner plus d’humour et de fantaisie au roman.
Une plume fluide et vivante, portée par les dialogues
Elle correspond à ce que j’attends d’un cosy mystery, fluide, dans une narration linéaire. Idéal pour un polar feel-good.
Incipit :
« Mrs Judith Potts contemplait la femme qui se tenait sur le seuil de sa maison. Muette comme une carpe. Elle n’osait pas ouvrir la bouche. Son cœur battait la chamade. Ses pensées, en chute libre. La femme, quant à elle, soutenait son regard, implacable. »
Robert Thorogood n’hésite pas à utiliser des dialogues, ce qui rend le roman vivant.
Citation :
« — Tu pourrais tout de même me donner un coup de main, dit Becks à Suzie.
— Mais c’est ce que je fais, répondit celle-ci.
— Pas du tout, tu restes assise dans ton coin.
— Justement, c’est ma façon de t’aider : j’évite d’être dans tes pattes et de t’entendre dire que je fais tout de travers. »
Mes notes
| Village pittoresque | 3.5/5 |
| Personnages excentriques | 3.0/5 |
| Intrigue | 3.0/5 |
| Écriture | 5.0/5 |
| Moyenne | 3.6/5 |
À vous de jouer : Partagez votre avis !
Dans un cosy mystery, préférez-vous être surpris par le dénouement, ou avoir eu tous les indices en main pour pouvoir le deviner ? Dites-le-moi en commentaires.
Détendez-vous avec d’autres cosy mysteries
Bain de minuit à Buckingham
J. Bennett

Les quatre petits saints du crime
Gilbert Keith Chesterton

Info-livre : Le Mystère Judith Potts de Robert Thorogood

Éditeur : La Martinière
ISBN : 979-10-401-2638-6
Date de parution : 29/05/2026

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
Un mot, une image, un lien… rejoignez-moi là où on parle lecture :
Envie d’encore plus de lecture ? Rejoignez les 800 abonnés de la newsletter gratuite Dequoilire et recevez votre carnet de lecture : 10 livres coup de poing.
