Carnet de lectures

Mes notes, mes impressions, et ces livres que j’ai envie de vous faire découvrir.

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En arrière-plan, une carte de l'Islande et au premier plan, la couverture du livre de Sigridur Hagalin Bjornsdottir, L'île

L’île de Sigríður Hagalín Björnsdóttir : et si l’Islande se retrouvait seule au monde ?

🖤🖤🖤🖤 La terreur du monde postapocalyptique de L’île de Sigríður Hagalín Björnsdóttir est amplifiée par les spécificités islandaises : l’impossibilité de fuir sur une île et l’absence d’arbres ou de forêts pour s’y cacher ou s’y réfugier. Ce sont des choix pour les continentaux qui subissent la perte de ce qu’ils prenaient pour acquis. Mais j’ai regretté que l’autrice documente l’effondrement sans en documenter les ressorts.

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En arrière-plan, un journal et au premier plan, la couverture du livre de Arni Thorarinsson, Le temps de la sorcière

Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson : un polar islandais qui gratte sous le vernis

🖤🖤🖤🖤 Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson est un roman policier social ancré dans une Islande en pleine mutation ainsi que dans sa culture littéraire ; il qui peut vous laisser sur la route si vous n’êtes pas familier du pays. L’accumulation des thèmes et des histoires annexes peut aussi vous lasser. En revanche, sarcasmes et humour tiennent le tout et en font une lecture agréable.

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En arrière-plan, une planète stylisée et au premier plan, une pile de livres

De la sixième extinction à l’effondrement : 14 livres pour penser notre rapport à la nature

La littérature écologique couvre un large spectre : des essais scientifiques (Bruno David) aux romans d’action (Olivier Norek) en passant par la fiction douce (Ólafsdóttir) et le postapocalyptique. Mais curieusement, je n’ai lu aucun roman qui assume un désastre lié au climat comme cause de l’effondrement de la civilisation. Les canicules printemps-été 2026 auront-elles un écho à la rentrée littéraire 2027 ?

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Des certs en arrière-plan et au premier plan, la couverture du livre de Jean Hegland, Le temps d'après

Le temps d’après de Jean Hegland : quand Burl hérite d’un monde qu’il n’a pas connu

🖤🖤🖤🖤 Le temps d’après, la suite de Dans la forêt de Jean Hegland, est un miroir de nos peurs les plus récentes. Il démarre lentement avant d’atteindre le point où je n’ai plus pu le lâcher. Si vous surmontez l’obstacle de la longue description de la vie d’Eva, Nell et Burl dans une langue inventée, c’est bien ce qui pourrait vous arriver.

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Une maison d'un grand domaine en arrière-plan et la couverture du livre d'Anna Hope, Nos héritages au premier plan.

Nos héritages d’Anna Hope : la nature prend plus de place que les personnages

🖤🖤🖤🖤 Nos héritages d’Anna Hope démarre comme une saga familiale : grand domaine, mort du patriarche, fratrie et héritage. Mais l’écologie et les descriptions de la campagne anglaise étouffent les personnages malgré les mystères convenus. Enfin, l’enjeu le plus fort, le plus original, n’apparaît que tardivement.

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En arrière-plan, une carte de la Finkande et au premier plan, la couverture du livre de poche d'Arttu Tuominen, Tous les silences

Tous les silences d’Arttu Tuominen : quand la Finlande regarde ses fantômes en face

🖤🖤🖤🖤 Tous les silences d’Arttu Tuominen est un polar ancré dans un épisode enfoui de l’Histoire de la Finlande. Mais bien que la double temporalité soit parfaitement menée, le manque d’arc narratif des personnages m’a laissée sur ma faim. Reste la question au centre du livre : que fait-on de crimes anciens de quatre-vingts ans quand les coupables sont des vieillards ?

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En arrière-plan, trois maisons. Au premier plan, la couverture du livre de poche de Maryline Desbiolles, Anchise

Anchise de Maryline Desbiolles, ou le paradoxe d’un livre inoubliable qui m’a ennuyée

🖤🖤🖤🖤 Je viens de terminer le livre de Maryline Desbiolles, Anchise, et mon avis est paradoxal. En effet, je n’oublierais pas Anchise et les autres personnages, ils m’ont marquée. Mais ils m’ont marquée plus grâce à l’écriture de l’autrice que grâce à leur profondeur psychologique.

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En arrière-plan, une théière marocaine et une tasse. Au premier plan, la couverture du livre de Leïla Slimani, J'emporterai le feu.

J’emporterai le feu de Leïla Slimani : quand l’autofiction maintient à distance

🖤🖤🖤🖤 Le talent pour l’écriture de Leïla Slimani n’est plus à démontrer. Mais je reste frustrée par le manque d’incarnation du Maroc et des personnages. De plus, là où j’attendais tension dramatique et émotions, d’autant plus que l’histoire était proche de la réalité, je suis demeurée à distance. Enfin, l’engagement politique et féministe, bien que présent, reste en surface.

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En arrière-plan, une voiture de la Belle Epoque et au premier plan, la couverture du livre d'Evelyne Bloch-Dano, Le parfum des années

Le parfum des années d’Évelyne Bloch-Dano : une nuit à Cabourg entre Proust et les oubliées de la Belle Époque

🖤🖤🖤🖤Des noms et des portraits qui évoquent aussi bien Marcel Proust qu’une période tellement fascinante que nous lui avons donné un nom : La Belle Époque. Les passages sur l’œuvre de Proust sont vivants, écrits par une passionnée. Ils donnent envie de lire À la recherche du temps perdu (ou de le terminer). J’ai malheureusement trouvé que le livre effleurait les personnages féminins, me laissant sur ma faim.

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En arrière-plan, une église orthodoxe à Tbilissi, et au premier plan, la couverture du livre de Nino Haratischwil, La huitième vie

La huitième vie de Nino Haratischwili : une fresque géorgienne exigeante et envoûtante

🖤🖤🖤🖤 La huitième vie de Nino Haratischwili est un roman historique qui demande un réel effort d’entrée : densité, multiplicité des personnages, progression non linéaire. Et, en arrière-plan, l’Histoire, passionnante, mais méconnue de la Géorgie. Si je suis allée jusqu’au bout de ce livre exigeant, c’est grâce à l’écriture de l’autrice.

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En arrière-plan, une porte entrouverte et au premier plan, une pile de livres

Dans les coulisses de Dequoilire : chroniques, services de presse et affiliations

Un livre reçu gratuitement, des liens d’affiliation dans chaque chronique, est-ce que ça change quelque chose à ce que j’écris ?
La réponse courte : rien. Un service de presse ne m’oblige pas à dire du bien d’un livre, et un lien affilié ne me rémunère que si vous achetez, pas pour recommander. Et pour une réponse longue, voici les coulisses : comment je choisis mes lectures, comment je gère les relations avec les éditeurs et les auteurs, et pourquoi j’ai fait de l’affiliation plutôt que de la publicité.

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En arrière-plan, la ville de Bucarest se reflète dans l'eau. Au premier plan, la couverture du livre de Corinne Royer, Ceux du lac

Ceux du lac de Corinne Royer : quand l’écologie expulse les oubliés

🖤🖤🖤 Le début puissant de Ceux du lac est prometteur, malheureusement, les scènes suivantes sont loin d’avoir l’intensité qu’elles mériteraient. Le thème, une décision environnementale, brise pour le bien commun, qui broie des vies est dilué dans des pistes narratives secondaires. Enfin, les personnages sont plus symboliques que vivants.

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