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Dans les coulisses de Dequoilire : chroniques, services presse et affiliations

Un livre reçu gratuitement, des liens d’affiliation dans chaque chronique, est-ce que ça change quelque chose à ce que j’écris ?
La réponse courte : rien. Un service de presse ne m’oblige pas à dire du bien d’un livre, et un lien affilié ne me rémunère que si vous achetez, pas pour recommander. Et pour une réponse longue, voici les coulisses : comment je choisis mes lectures, comment je gère les relations avec les éditeurs et les auteurs, et pourquoi j’ai fait de l’affiliation plutôt que de la publicité.
Sommaire
Services de presse : recevoir un livre gratuit, oui, mais…
Je m’engage à le lire
Lorsque je demande un livre ou lorsque je suis sollicitée par un éditeur, je m’engage à le lire, jusqu’au bout, et en priorité. Et les raisons qui me poussent à accepter sont infinies. Mais il y a aussi tous ceux qui sont dans ma Pile À Lire (PAL), sans oublier ceux de ma WishList. La lecture est donc devenue quelque chose que je dois gérer et je ne compte pas le nombre de fois où j’ai changé de stratégie.
En revanche, j’ai gardé la gestion de ma PAL sur Notion, mais je l’ai fusionnée avec mon calendrier éditorial.
Je les chronique presque tous, et c’est long
Nous avons tous notre façon de lire et de chroniquer. Je lis très vite et je prends parfois des notes, mais elles ne me servent à rien. Ce n’est que quand j’ai terminé que je comprends réellement ce qui m’a marquée. J’aime beaucoup rédiger des chroniques, mais entre le moment où j’ouvre l’ordinateur pour écrire et celui où tout est publié, y compris sur les réseaux sociaux, il m’a fallu 8 heures.
Il arrive que le livre ne me plaise pas
Et c’est tout à fait normal. Ça arrive aussi quand j’achète des livres ou que j’en emprunte à la bibliothèque, même si, à priori, ils me faisaient envie. Mais ceux-là, je n’ai aucun scrupule à les abandonner. Les services de presse, je les lis jusqu’au bout, et je les chronique. Les lire jusqu’au bout, c’est l’engagement que je prends vis-à-vis des éditeurs. Les chroniquer, c’est l’objectif de mon blog de partager mes lectures et de vous donner assez d’indications pour décider si ce livre est fait pour vous ou pas.
Et ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé un livre que vous aurez le même avis. Sans oublier ceux que tout le monde aime, mais pas moi (Ce que je sais de toi d’Éric Chacour). Bref, je rédige une chronique sincère, rarement aussi sévère que celle de J’ai 8 ans et je m’appelle Jean Rochefort, mais ça arrive.
Et me demanderez-vous, les éditeurs et les auteurs y trouvent leur compte ?
Les délicates relations entre chroniqueurs, éditeurs et auteurs
Je n’ai pas remarqué avoir été pénalisée par un éditeur parce que je n’avais pas aimé un de ses livres. De même que j’essaie de choisir un livre susceptible de me plaire, eux essaient de choisir un chroniqueur susceptible d’aimer leur livre et d’en dire du bien. Mais ce n’est pas une science exacte ni pour l’une ni pour les autres. Les éditeurs sont des professionnels rompus aux déceptions que peut leur apporter un roman auquel ils croyaient pourtant. Et enfin, je suis une chroniqueuse, pas une agence de communication qui offre des prestations de service.
Certains auteurs sont beaucoup plus susceptibles et auraient tendance à m’expliquer ce que j’aurais dû comprendre (Céleste et Marcel, un amour de Proust) quand ils ne m’envoient pas une volée de bois vert (j’ai supprimé la chronique). Pas tous, heureusement. Je suis ravie d’en avoir rencontré certains. Mais j’ai fini par me lasser.
Si, au début, je trouvais ça cool de donner un petit coup de pouce aux auteurs autoédités, j’ai renoncé à le faire à cause du comportement de certains d’entre eux. Il n’est pas de semaine sans que je reçoive une ou deux propositions, que j’ai appris à décrypter : « J’ai découvert votre blog littéraire, que je trouve vraiment intéressant et très attractif » (Merci, c’est gentil). « Mon prochain roman, xxxxxxxxxx (Éditions X), sortira le xx/xx/xx. » (Je comprends ce que vous trouvez d’intéressant et d’attractif dans mon site.) « Voici un résumé » (ne correspond pas à mes envies de lecture, c’est pourtant essentiel). Ou alors la variante, « qui je suis », « ce que j’ai fait » et sans résumé cette fois-ci. Et pour terminer : « Je vous contacte aujourd’hui, car ce serait un plaisir de le partager avec vos lecteurs et lectrices. » (Je me doute, mais avez-vous lu la FAQ ? Il y est clairement indiqué que ce n’était pas mon rôle d’aider à faire connaître de nouveaux auteurs). Je ne suis pas une agence de communication gratuite, mais une lectrice qui choisit ce qu’elle a envie de lire.
Ce que ça veut dire pour vous
Un service de presse m’oblige à lire et à écrire, pas à en dire du bien. Service de presse ou non, j’écris pour vous donner un maximum d’éléments pour que vous décidiez de le lire ou pas.
Et pourtant, bien que mon blog soit avant tout un loisir, j’ai choisi de faire de l’affiliation.
L’affiliation
J’ai démarré mon blog avec un hébergement et un nom de domaine. J’ai installé un CMS et un thème gratuits. Le tout pour un coût de 31,5 € TTC par an. Je comptais bien en rester là côté dépenses. Et mes débuts avec 0 visiteur par mois en janvier, février et mars 2019 ne risquaient pas de me faire changer d’avis.
Mais les visiteurs ont commencé à arriver, et à partir de ce moment-là, je me suis prise au jeu. Avoir un site, c’est une chose, mais proposer quelque chose de sérieux en est une autre : sécurité du site, vitesse de chargement, orthographe (je suis nulle), images et illustrations. J’ai fini par acheter des extensions et des abonnements. Et petit à petit, le site grossissait, demandant un hébergement plus puissant.
Pour couvrir mes frais, j’ai réfléchi à ce que je pouvais faire. La publicité ? Je n’aime pas ça sur les sites que je visite. Monnayer mes chroniques ? Pas cohérent avec un blog loisir. Pourquoi pas l’affiliation ? Mais vous n’avez pas besoin de moi pour acheter des livres, et, pour beaucoup d’entre vous, vous les achetez en librairie, ce que je faisais aussi.
Pendant longtemps, passer devant une librairie m’arrivait au moins une fois par semaine, quand je faisais mes courses. J’étais aussi bénévole dans une librairie solidaire. Je n’avais donc aucun mal à acheter des livres. Et puis je suis venue vivre à la campagne, pas de librairie solidaire et plus de librairie de littérature générale (remplacée par une librairie spécialisée). Que doivent faire les lecteurs qui sont loin de toute librairie physique ?
En pensant à ceux d’entre vous qui sont loin de tout, j’ai choisi de proposer des alternatives aux grandes plateformes. Je vous les présente en neuf (Eyrolles) ou en occasion (Recyclivre). Et je vous suggère des produits que j’utilise moi-même (Kube), et enfin, pour le dernier en date (Nature et découvertes), je vous aide à résoudre le casse-tête des cadeaux aux lecteurs.
Ce que ça veut dire pour vous
Je touche une commission uniquement si vous achetez via un lien affilié — jamais pour recommander un livre. D’ailleurs, si je place un lien même sur les livres que je n’ai pas aimés, c’est parce que vous avez le droit d’avoir un avis différent du mien.
Pour en savoir plus sur l’affiliation, visitez la page dédiée à l’affiliation.
Vous savez maintenant l’essentiel sur les coulisses de mon site. C’est une activité que j’ai construite en fonction de mes envies de lecture, de ce qui pourrait vous être utile et de mon souhait de soutenir la filière française du livre.
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Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
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