Littérature blanche et générale

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En arrière-plan, un chien et un bélier et au premier plan, la couverture du livre de Dunnar Gunarsson, Le berger de l'Avent

Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson : quand un homme, un chien et un bélier bravent la tempête islandaise

🖤🖤🖤🖤🖤 Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson raconte une histoire simple, portée par la rudesse de l’Islande au début du XXe siècle ; la novella explore une relation de confiance mutuelle entre un homme et des animaux, dans une langue admirablement descriptive.

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Des mourons en arrière-plan et au premier plan, la couverture du livre de Douglas Stuart, John, fils de John

John, fils de John : Douglas Stuart radiographie une société sans perspective

🖤🖤🖤🖤🖤John, fils de John, est un roman remarquable. Douglas Stuart y restitue le système, pauvreté, religion calviniste et pression communautaire. Ce triptyque résonne au-delà des Hébrides. Il avertit que nos acquis sociaux, droits des femmes, visibilité des homosexuels sont fragiles et qu’ils pourraient être remis en cause sous pression économique. Après plus de 400 pages sur ces thèmes sombres, la fin ouverte laisse enfin respirer le lecteur.

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En arrière-plan, une barrière et au premier plan, la couverture du livre de Rowe Irwin, Vie et mort d'une mite

Vie et mort d’une mite de Rowe Irvin : quand une mère dévoie son amour

🖤🖤🖤🖤 Une renarde a entendu, du fond de son terrier, des cris, des grognements. Une fois les hommes partis, elle est venue observer : un corps git, immobile, dans ses souillures, la tête entourée d’un tissu. Le corps commence à bouger, se lève malgré la douleur. Maya se met en route.

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En arrière-plan, un koto, instrument traditionnel japonais. Au premier plan, la couverture du livre de Sawako Ariyoshi, Les dames de Kimoto

Les dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi : la biographie d’une seule femme, pas d’une lignée

🖤🖤🖤🖤 Les dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi raconte avec une écriture classique la vie d’une parfaite épouse japonaise, Hana, au début du siècle dernier. Le roman est subtilement féministe, même si la révolte de sa fille pendant ses années étudiantes n’aboutit à rien.

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Une morue en arrière-plan. Au premier plan, la couverture du livre de Jón Kalman Stefánsson, Entre ciel et terre

Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson : plongée dans l’Islande des pêcheurs, loin de Pierre Loti

🖤🖤🖤🖤🖤Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson raconte une Islande vue de l’intérieur, à rebours de Pierre Loti qui parlait de campagnes de pêche bretonnes. Ce livre n’a rien d’un roman d’aventures, il relate la survie et le peu de place laissé pour quoique soit d’autre.

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En arrière-plan, un bol japonais et des baguettes. Au premier plan, la couverture du livre de Hisashi Kashiwai, Le restaurant des recettes oubliées

Le Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai : une healing fiction qui ne m’a pas convaincue

🖤🖤🖤 Le Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai promet une lecture réconfortante, mais sa mécanique répétitive étouffe les histoires racontées. Bien que ce roman coche tous les codes de la « healing fiction » (lieu refuge, rituel, douceur et même chat), je n’ai pas ressenti l’intensité que j’aime trouver dans ces livres.

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Un chasseur en arrière-plan et au premier plan, la couverture du livre de Colin Niel, Le septième siffleur

Le septième siffleur de Colin Niel : trois vies, un seul fil discret

🖤🖤🖤🖤🖤Le septième siffleur de Colin Niel regroupe trois histoires sans qu’aucune ne prenne le pas sur l’autre. Bien que les personnages et les lieux soient très éloignés, elles sont réunies par un fil discret. Ce roman immersif et plein d’émotions, refuse le clivage chasse/écologie ; la relation entre un chasseur et son fils a désarmé la chroniqueuse anti-chasse que je suis.

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En arrière-plan, le drapeau de Corée du Sud et au premier plan, la couverture du livre de Cho Nam-Joo, Kim Jiyoung, née en 1982

Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo : le roman qui a divisé la Corée du Sud

🖤🖤🖤🖤🖤 En moins de 200 pages, Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo concentre l’ensemble des discriminations vécues par une femme coréenne. Des discriminations amplifiées par rapport à ce que nous connaissons en France et par le piège narratif que nous tend l’autrice.

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En arrière-plan, un éventail et au premier plan, la couverture du livre d'Hubert Haddad, Le peintre d'éventail

Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad : un roman initiatique entre contemplation et catastrophe

🖤🖤🖤🖤 Le peintre d’éventail est un roman japonais signé par un Français. Vous serez immergée dans la culture japonaise (haïkus, jardin zen, peinture sur éventail), mais avec un regard occidental qui place l’intériorité au centre de l’histoire. Un auteur japonais aurait peut-être privilégié le silence et la pudeur.

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En arrière-plan, un dessin de la ville de Rio de Janeiro et au premier plan, la couverture du livre de Lucinda Riley, Les sept soeurs tome 1

Les sept sœurs (Tome 1) de Lucinda Riley : addictif, mais l’Histoire reste en coulisses

🖤🖤🖤 La saga de Lucinda Riley, Les sept sœurs, est dépaysante, fluide, bien construite et addictive. Malheureusement, le décor installé dans ce premier tome, la réalisation du Christ rédempteur et le krach de 1929, est trop peu exploté et je suis restée sur ma faim.

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En arrière-plan, une planète stylisée et au premier plan, une pile de livres

De la sixième extinction à l’effondrement : 15 livres pour penser notre rapport à la nature

La littérature écologique couvre un large spectre : des essais scientifiques (Bruno David) aux romans d’action (Olivier Norek) en passant par la fiction douce (Ólafsdóttir) et le postapocalyptique. Mais curieusement, je n’ai lu aucun roman qui assume un désastre lié au climat comme cause de l’effondrement de la civilisation. Les canicules printemps-été 2026 auront-elles un écho à la rentrée littéraire 2027 ?

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Une maison d'un grand domaine en arrière-plan et la couverture du livre d'Anna Hope, Nos héritages au premier plan.

Nos héritages d’Anna Hope : la nature prend plus de place que les personnages

🖤🖤🖤🖤 Nos héritages d’Anna Hope démarre comme une saga familiale : grand domaine, mort du patriarche, fratrie et héritage. Mais l’écologie et les descriptions de la campagne anglaise étouffent les personnages malgré les mystères convenus. Enfin, l’enjeu le plus fort, le plus original, n’apparaît que tardivement.

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En arrière-plan, trois maisons. Au premier plan, la couverture du livre de poche de Maryline Desbiolles, Anchise

Anchise de Maryline Desbiolles, ou le paradoxe d’un livre inoubliable qui m’a ennuyée

🖤🖤🖤🖤 Je viens de terminer le livre de Maryline Desbiolles, Anchise, et mon avis est paradoxal. En effet, je n’oublierais pas Anchise et les autres personnages, ils m’ont marquée. Mais ils m’ont marquée plus grâce à l’écriture de l’autrice que grâce à leur profondeur psychologique.

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En arrière-plan, une théière marocaine et une tasse. Au premier plan, la couverture du livre de Leïla Slimani, J'emporterai le feu.

J’emporterai le feu de Leïla Slimani : quand l’autofiction maintient à distance

🖤🖤🖤🖤 Le talent pour l’écriture de Leïla Slimani n’est plus à démontrer. Mais je reste frustrée par le manque d’incarnation du Maroc et des personnages. De plus, là où j’attendais tension dramatique et émotions, d’autant plus que l’histoire était proche de la réalité, je suis demeurée à distance. Enfin, l’engagement politique et féministe, bien que présent, reste en surface.

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En arrière-plan, des roseaux, et au premier plan, la couverture du livre de Mehis Heinsaar, La forêt des oubliés

La forêt des oubliés de Mehis Heinsaar : un roman gothique estonien qui fait frissonner sans suspense

🖤🖤🖤🖤🖤La forêt des oubliés de Mehis Heinsaar est une belle porte d’entrée sur la littérature estonienne. Une écriture, des personnages inoubliables et des codes bousculés devraient vous faire passer un moment de lecture rare.

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En arrière-plan, une église orthodoxe à Tbilissi, et au premier plan, la couverture du livre de Nino Haratischwil, La huitième vie

La huitième vie de Nino Haratischwili : une fresque géorgienne exigeante et envoûtante

🖤🖤🖤🖤 La huitième vie de Nino Haratischwili est un roman historique qui demande un réel effort d’entrée : densité, multiplicité des personnages, progression non linéaire. Et, en arrière-plan, l’Histoire, passionnante, mais méconnue de la Géorgie. Si je suis allée jusqu’au bout de ce livre exigeant, c’est grâce à l’écriture de l’autrice.

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En arrière-plan, la ville de Bucarest se reflète dans l'eau. Au premier plan, la couverture du livre de Corinne Royer, Ceux du lac

Ceux du lac de Corinne Royer : quand l’écologie expulse les oubliés

🖤🖤🖤 Le début puissant de Ceux du lac est prometteur, malheureusement, les scènes suivantes sont loin d’avoir l’intensité qu’elles mériteraient. Le thème, une décision environnementale, brise pour le bien commun, qui broie des vies est dilué dans des pistes narratives secondaires. Enfin, les personnages sont plus symboliques que vivants.

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Un sanglier en arrière-plan et la couverture du livres d'Hubert Haddad, La nuit des juges

La nuit des juges d’Hubert Haddad — un recueil crépusculaire et exigeant

La nuit des juges d’Hubert Haddad est un recueil de nouvelles courtes ou longues, qui se renvoient quelquefois entre elles et quelques fois non. Elles sont d’une terrible précision, poétiques, ou oniriques, palette assumée en fonction du sujet, mais toujours crépusculaires.

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En arrière-plan, des personnes déplacées, et au premier plan, la couverture du livre de Marie Charrel, Les mangeurs de nuit

Les mangeurs de nuit de Marie Charrel : une page d’histoire méconnue, un roman inégal

🖤🖤🖤 Les mangeurs de nuit de Marie Charrel s’appuie sur une histoire méconnue de la Deuxième Guerre mondiale : l’internement des Japonais-Canadiens, un épisode plus radical encore que son équivalent américain. Un roman choral d’une grande richesse de thèmes. Mais les thèmes traités de façon superficielle et l’architecture narrative, trois histoires racontées sous forme de puzzle, ont rendu l’immersion difficile.

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En arrière-plan, des tours devant une forêt. Au premier plan, la couverture du livre de Ramsès Kefi, Quatre jours sans ma mère.

Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi : quand une fugue révèle l’invisible

🖤🖤🖤🖤Quatre jours sans ma mère se déroule dans une cité avec des tours, mais à côté d’une forêt. Une immigration non économique, et pas de misérabilisme sont les points marquants du roman. Je l’ai malheureusement trouvé trop superficiel.

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