Littérature blanche et générale

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En arrière-plan, un verre ordinaire et au premier plan, la couverture du livre de Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues.

Choses que je croyais perdues de Clémentine Mélois : quand les objets racontent une rupture

🖤🖤🖤🖤🖤Choses que je croyais perdues raconte une rupture à travers objets et souvenirs, avec des personnages qui s’effacent pour permettre au lecteur de se projeter. Grâce à son écriture, Clémentine Mélois maintient l’équilibre entre gravité et légèreté. Un de mes livres préférés de l’année 2026.

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En arrière-plan, un poisson d'Alaska et au premier plan, la couverture du livre de David Vann, Sukkvan Island

Sukkwan Island de David Vann : quand le huis clos père-fils tourne au roman noir

🖤🖤🖤🖤 Sukkwan Island de David Vann s’ouvre sur une invraisemblance qui ne s’est jamais dissipée au cours de ma lecture. Au centre du roman, le basculement, non préparé, m’a sidéré et la fin de l’histoire a cessé de m’intéresser.

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En arrière-plan, la silhouette de la ville de Budapest, capitale de la Hongrie. Au premier plan, la couverture du livre de Nelio Biedermann, Làzàr

Lázár de Nelio Biedermann : la saga hongroise qui raconte tout et montre si peu

🖤🖤 🖤Dans Lázár, Nelio Biedermann enchaîne les faits sur près de soixante ans, mais ils ne laissent pas les scènes se développer. Une exception néanmoins : l’histoire d’amour de Pista et de Matilda. En revanche, les conséquences de la prise de pouvoir des communistes sur une famille aristocratique sont traitées au même niveau que les autres évènements. J’ai donc été déçue, puisque j’avais choisi ce roman pour son arrière-plan hongrois.

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En arrière-plan, des runes vikings et au premier plan, une pile de livre

La littérature islandaise : une île, des sagas et des polars à découvrir

Ma fascination pour l’Islande remonte à ma lecture de Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, j’ignorais alors la richesse et les spécificités de sa littérature. Bien sûr, j’ai d’abord été séduite par des histoires qui ne peuvent arriver que là-bas, la conscience historique que partagent les auteurs islandais. Mais au fil de mes lectures, la sobriété de l’écriture, les phrases épurées en on fait une de mes littératures préférées.

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En arrière-plan, des aiguilles qui remontent en arrière et au premier plan la couverture du livre de Toshikazu Kawaguchi, Tant que le café est encore chaud

Tant que le café est encore chaud de Toshikazu Kawaguchi : un roman japonais qui fait du bien malgré son écriture scolaire

🖤🖤 🖤 🖤 Tant que le café est encore chaud de Toshikazu Kawaguchi raconte des histoires de voyage dans le temps en refusant le postulat courant : un voyage dans le passé change le présent. Il ne traite pas que d’histoires d’amour, mais d’autres incontournables de la vie : maladie, morts. C’est un livre qui fait du bien, alors tant pis pour l’écriture scolaire.

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En arrière-plan, des mains se tendent vers une balance et au premier plan, la couverture du livre de Joan Didion, Démocratie

Démocratie de Joan Didion : un roman qui refuse toute clé de lecture

🖤🖤 🖤 Démocratie de Joan Didion est un roman américain qui refuse tout contexte au lecteur qui doit le reconstituer lui-même. La narration par fragments nivelle les évènements et empêche une hiérarchie de lecture. Par conséquent, elle rend le message de l’autrice inintelligible. Les personnages restent des silhouettes insaisissables. L’écriture est certes efficace, mais ne compense rien.

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A l'arrière-plan, une grenade et au premier plan, la couverture du livre d'Erich Maria Remarque, A l'ouest rien de nouveau

À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque : la charge antiguerre la plus violente de la littérature ?

🖤🖤🖤🖤🖤À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque raconte l’indicible des combats de la Première Guerre mondiale. Seuls, des détails trahissent que l’histoire se déroule du côté allemand. L’horreur a été la même. Mais Paul Baümer, 18 ans, quand il devance l’appel, n’a rien à perdre parce que sa vie n’a pas commencé, et sa génération sera broyée deux fois, par la Première Guerre mondiale et par le nazisme.

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Une tempête en arrière-plan, et la couverture du livre de Jón Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, au premier plan

La tristesse des anges de Jón Kalman Stefánsson : quand la poésie affronte la mort dans les fjords islandais

🖤🖤🖤🖤🖤 Après la lutte des hommes contre la mer (Entre ciel et terre), Jón Kalman Stefánsson nous emmène batailler contre les tempêtes de neige au mois d’avril. Deux compagnons improbables, le gamin, déjà rencontré dans le volume précédent, et Jens le postier, marchent pour porter le courrier, et seules la littérature et la poésie apportent une note d’espoir dans cette Islande désolée.

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En arrière-plan, de l'argent change de main et au premier plan, la couverture du livre de Yukio Mishima, Vie à vendre

Vie à vendre : l’autre visage, absurde et noir, de Yukio Mishima

🖤🖤🖤🖤 Dans Vie à vendre, Yukio Mishima raconte l’histoire d’un antihéros qui vend littéralement sa vie après un suicide raté. De là découle une cascade d’évènements aussi rocambolesques qu’imprévisibles. C’est décalé, absurde et rempli d’humour noir.

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En arrière-plan, un câble et au premier plan, la couverture du livre de Colum McCann, Ce qui nous frôle à la surface

Ce qui nous frôle sous la surface : quand Colum McCann documente sans jamais expliquer

🖤🖤🖤 Ce qui nous frôle sous la surface de Colum McCann est davantage un inventaire de faits qu’un récit structuré. L’auteur assume jusqu’au bout de ne donner aucune explication sur les agissements des personnages et j’ai trouvé ça frustrant. Néanmoins, le récit des réparations des câbles sous-marins est passionnant.

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En arrière-plan, un chien et un bélier et au premier plan, la couverture du livre de Dunnar Gunarsson, Le berger de l'Avent

Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson : quand un homme, un chien et un bélier bravent la tempête islandaise

🖤🖤🖤🖤🖤 Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson raconte une histoire simple, portée par la rudesse de l’Islande au début du XXe siècle ; la novella explore une relation de confiance mutuelle entre un homme et des animaux, dans une langue admirablement descriptive.

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Des mourons en arrière-plan et au premier plan, la couverture du livre de Douglas Stuart, John, fils de John

John, fils de John : Douglas Stuart radiographie une société sans perspective

🖤🖤🖤🖤🖤John, fils de John, est un roman remarquable. Douglas Stuart y restitue le système, pauvreté, religion calviniste et pression communautaire. Ce triptyque résonne au-delà des Hébrides. Il avertit que nos acquis sociaux, droits des femmes, visibilité des homosexuels sont fragiles et qu’ils pourraient être remis en cause sous pression économique. Après plus de 400 pages sur ces thèmes sombres, la fin ouverte laisse enfin respirer le lecteur.

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En arrière-plan, une barrière et au premier plan, la couverture du livre de Rowe Irwin, Vie et mort d'une mite

Vie et mort d’une mite de Rowe Irvin : quand une mère dévoie son amour

🖤🖤🖤🖤 Une renarde a entendu, du fond de son terrier, des cris, des grognements. Une fois les hommes partis, elle est venue observer : un corps git, immobile, dans ses souillures, la tête entourée d’un tissu. Le corps commence à bouger, se lève malgré la douleur. Maya se met en route.

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En arrière-plan, un koto, instrument traditionnel japonais. Au premier plan, la couverture du livre de Sawako Ariyoshi, Les dames de Kimoto

Les dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi : la biographie d’une seule femme, pas d’une lignée

🖤🖤🖤🖤 Les dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi raconte avec une écriture classique la vie d’une parfaite épouse japonaise, Hana, au début du siècle dernier. Le roman est subtilement féministe, même si la révolte de sa fille pendant ses années étudiantes n’aboutit à rien.

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Une morue en arrière-plan. Au premier plan, la couverture du livre de Jón Kalman Stefánsson, Entre ciel et terre

Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson : plongée dans l’Islande des pêcheurs, loin de Pierre Loti

🖤🖤🖤🖤🖤Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson raconte une Islande vue de l’intérieur, à rebours de Pierre Loti qui parlait de campagnes de pêche bretonnes. Ce livre n’a rien d’un roman d’aventures, il relate la survie et le peu de place laissé pour quoique soit d’autre.

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En arrière-plan, un bol japonais et des baguettes. Au premier plan, la couverture du livre de Hisashi Kashiwai, Le restaurant des recettes oubliées

Le Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai : une healing fiction qui ne m’a pas convaincue

🖤🖤🖤 Le Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai promet une lecture réconfortante, mais sa mécanique répétitive étouffe les histoires racontées. Bien que ce roman coche tous les codes de la « healing fiction » (lieu refuge, rituel, douceur et même chat), je n’ai pas ressenti l’intensité que j’aime trouver dans ces livres.

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Un chasseur en arrière-plan et au premier plan, la couverture du livre de Colin Niel, Le septième siffleur

Le septième siffleur de Colin Niel : trois vies, un seul fil discret

🖤🖤🖤🖤🖤Le septième siffleur de Colin Niel regroupe trois histoires sans qu’aucune ne prenne le pas sur l’autre. Bien que les personnages et les lieux soient très éloignés, elles sont réunies par un fil discret. Ce roman immersif et plein d’émotions, refuse le clivage chasse/écologie ; la relation entre un chasseur et son fils a désarmé la chroniqueuse anti-chasse que je suis.

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En arrière-plan, le drapeau de Corée du Sud et au premier plan, la couverture du livre de Cho Nam-Joo, Kim Jiyoung, née en 1982

Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo : le roman qui a divisé la Corée du Sud

🖤🖤🖤🖤🖤 En moins de 200 pages, Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo concentre l’ensemble des discriminations vécues par une femme coréenne. Des discriminations amplifiées par rapport à ce que nous connaissons en France et par le piège narratif que nous tend l’autrice.

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En arrière-plan, un éventail et au premier plan, la couverture du livre d'Hubert Haddad, Le peintre d'éventail

Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad : un roman initiatique entre contemplation et catastrophe

🖤🖤🖤🖤 Le peintre d’éventail est un roman japonais signé par un Français. Vous serez immergée dans la culture japonaise (haïkus, jardin zen, peinture sur éventail), mais avec un regard occidental qui place l’intériorité au centre de l’histoire. Un auteur japonais aurait peut-être privilégié le silence et la pudeur.

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En arrière-plan, un dessin de la ville de Rio de Janeiro et au premier plan, la couverture du livre de Lucinda Riley, Les sept soeurs tome 1

Les sept sœurs (Tome 1) de Lucinda Riley : addictif, mais l’Histoire reste en coulisses

🖤🖤🖤 La saga de Lucinda Riley, Les sept sœurs, est dépaysante, fluide, bien construite et addictive. Malheureusement, le décor installé dans ce premier tome, la réalisation du Christ rédempteur et le krach de 1929, est trop peu exploté et je suis restée sur ma faim.

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En arrière-plan, une planète stylisée et au premier plan, une pile de livres

De la sixième extinction à l’effondrement : 15 livres pour penser notre rapport à la nature

La littérature écologique couvre un large spectre : des essais scientifiques (Bruno David) aux romans d’action (Olivier Norek) en passant par la fiction douce (Ólafsdóttir) et le postapocalyptique. Mais curieusement, je n’ai lu aucun roman qui assume un désastre lié au climat comme cause de l’effondrement de la civilisation. Les canicules printemps-été 2026 auront-elles un écho à la rentrée littéraire 2027 ?

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Une maison d'un grand domaine en arrière-plan et la couverture du livre d'Anna Hope, Nos héritages au premier plan.

Nos héritages d’Anna Hope : la nature prend plus de place que les personnages

🖤🖤🖤🖤 Nos héritages d’Anna Hope démarre comme une saga familiale : grand domaine, mort du patriarche, fratrie et héritage. Mais l’écologie et les descriptions de la campagne anglaise étouffent les personnages malgré les mystères convenus. Enfin, l’enjeu le plus fort, le plus original, n’apparaît que tardivement.

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En arrière-plan, trois maisons. Au premier plan, la couverture du livre de poche de Maryline Desbiolles, Anchise

Anchise de Maryline Desbiolles, ou le paradoxe d’un livre inoubliable qui m’a ennuyée

🖤🖤🖤🖤 Je viens de terminer le livre de Maryline Desbiolles, Anchise, et mon avis est paradoxal. En effet, je n’oublierais pas Anchise et les autres personnages, ils m’ont marquée. Mais ils m’ont marquée plus grâce à l’écriture de l’autrice que grâce à leur profondeur psychologique.

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