Les sept sœurs (Tome 1) de Lucinda Riley : addictif, mais l’Histoire reste en coulisses

En arrière-plan, un dessin de la ville de Rio de Janeiro et au premier plan, la couverture du livre de Lucinda Riley, Les sept soeurs tome 1

L’essentiel sur Les sept sœurs (Maïa) de Lucinda Riley

Quel est le genre de ce livre ?

Saga familiale/Romance historique

Quels sont les thèmes principaux ?
  • Brésil dans les années 1920-1930
  • Recherche sur des origines
  • Histoires d’amour
  • Adoption
Quel est le niveau de lecture ?

Facile : écriture fluide et double temporalité bien maîtrisée

Quel est le nombre de pages ?

660

Pour qui est‑ce fait ?
  • Pour les lecteurs en quête d’évasion et de dépaysement
  • Pour les amateurs de sagas familiales et de secrets d’origines
À qui ne pas le recommander ?
  • Aux lecteurs exigeants sur le plan historique
  • Aux lecteurs allergiques aux romances prévisibles
Faut-il connaître la mythologie des Pléiades pour apprécier le roman ?

Non, le roman se lit sans cette clé. Le dispositif mythologique reste très en arrière-plan dans ce premier tome.

Faut-il lire toute la saga pour connaître le secret de Pa Salt ?

Oui. Le mystère central — qui est vraiment Pa Salt — ne se résout qu’au fil des tomes.

La saga de Lucinda Riley, Les sept sœurs, est dépaysante, fluide, bien construite et addictive. Malheureusement, le décor installé dans ce premier tome, la réalisation du Christ rédempteur et le krach de 1929, est trop peu exploité et je suis restée sur ma faim.

Sommaire

Le point de départ de l’histoire

Maïa, alors qu’elle séjourne chez une amie, apprend par téléphone, la mort de son père adoptif, Pa Salt. Elle est chargée de l’annoncer à ses sœurs et elles se retrouvent dans la demeure somptueuse de Pa Salt, au bord du lac de Genève.

Là, elles apprennent que leur père a déjà été inhumé parce qu’il ne voulait pas qu’elles y assistent. Mais il a laissé une indication à chacune d’elles sur leurs origines. Maïa part au Brésil, comprendre d’où elle vient.

Entre plaisir de lecture et frustration historique

Le début m’a laissé perplexe. En effet, dès les premières pages, il contient tellement de mystères qu’il m’a paru irréaliste. J’ai commencé à m’y intéresser quand Maïa part au Brésil à la recherche de ses origines. Et quand l’histoire de son arrière-grand-mère commence, avec en arrière-plan, la construction du Christ rédempteur de Rio de Janeiro, j’ai pensé que j’allais adorer ce livre.

Ce roman est agréable à lire, et la double temporalité (Maïa en 2007, et Izabela dans les années 1920) fonctionne très bien. Mais quand le livre a dévié, non pas sur une, mais sur deux histoires d’amour, j’ai commencé à me lasser. J’ai tendance à penser que les histoires d’amour sont trop prévisibles, pas dans le détail, bien sûr. On ignore évidemment, quels traumatismes, quels malentendus ou quels obstacles se mettront entre les amoureux, mais on sait qu’il y en aura et que la fin sera heureuse… ou pas !

Si encore, le roman avait été structuré par l’impact de la crise de 1929 sur le Brésil ! Mais non, les Brésiliens qui avaient investi en Bourse ont tout perdu. Et la production de café, alors ? Il s’agit pourtant du métier du père d’Izabela. Hormis l’inquiétude des producteurs, l’autrice passe à côté.

Où acheter ?

Note : Les liens d’achat vers ce livre sont des liens affiliés. Si vous passez par eux pour effectuer un achat, je reçois une petite commission sans surcoût pour vous. Votre soutien aide à maintenir ce blog. Merci.

Acheter d’occasion
Recyclivre
Poche neuf
Eyrolles

Voir le comparatif de mes partenaires

Le Brésil des années 1920 : un décor gâché

Le récit se déroule principalement au Brésil et un petit peu en France, où une partie du Christ rédempteur est construite.

L’autrice nous emmène dans une favela à demi idéalisée, un petit peu comme si nous étions des touristes qui prenons la pauvreté comme une chose typique du pays. Mais c’est juste une visite, sans impact sur l’intrigue.

Enfin, la crise de 1929 est vite expédiée et ne sert qu’à faire avancer l’intrigue. Peu importe que les exportations de café aient chuté de 50 % ; peu importe que cette situation ait mené à la Révolution de 1930 et à une période prédictatoriale, il n’en est fait mention nulle part.

Une galerie d’archétypes

Personnages réels

Vous aimerez certainement trouver des personnages connus dans le roman, même s’ils se bornent à faire de la figuration : Ravel, Jean Cocteau, Picasso. Et vous apprécierez aussi d’en savoir davantage sur la construction du Christ rédempteur.

Paul Landowski et Heitor Da Silva Costa sont des personnages du roman :

Photo de Paul Landowski
Paul Landowski – sculpteur
Photo du Christ rédempteur à Rio de Janeiro
Statue du Christ rédempteur à Rio de Janeiro
Buste de Heitor Da Silva Costa
Heitor Da Silva Costa

Personnages fictifs : une galerie d’archétypes

Les personnages fictifs sont attachants, mais archétypaux. Il y a la femme forte, mais traumatisée par son passé (Maïa), la jeune fille innocente que son père traite comme un bien précieux à échanger (Izabela), le fiancé au nom prestigieux, moche et qui boit trop (Gustavo), le mauvais garçon terriblement séduisant (Laurent) et enfin, la pire de tous, l’horrible belle-mère (Luiza).

Le style de Lucinda Riley : lisible, accessible, sans éclat

L’écriture de Lucinda Riley est simple et fluide, mais pas très originale, vous en conviendrez :

Incipit :

« Je me souviendrai toujours de l’endroit où je me trouvais et de ce que je faisais quand j’ai appris que mon père venait de mourir. »

Avec de jolis clichés :

Citation :

« Excellent ! répliqua Laurent. J’avais en tête un bouton de rose fermé juste avant qu’il ne s’ouvre et ne s’épanouisse en une fleur parfaite. Le passage de l’enfant à la femme ; le moment où, sur le seuil, l’une contemple les plaisirs réservés à celle qu’elle va bientôt devenir. »

Mes notes

Il reste bien des mystères à la fin de ce premier volume : quelle est l’origine des autres sœurs ? Qui est vraiment Pa Salt, et pourquoi a-t-il adopté ses filles aux quatre coins du monde ? J’aimerais bien savoir, mais je ne suis pas certaine d’avoir envie d’avaler encore 7 volumes de même nature.

Univers narratif3.0/5
Personnages3.0/5
Intrigue3.5/5
Écriture3.5/5
Moyenne3.3/5
Consultez ma grille de notation détaillée pour mieux comprendre mes choix

À vous de jouer : Partagez votre avis !

Avez-vous lu Les Sept Sœurs ? Qu’est-ce qui vous a accroché — ou décroché ? Dites-le-moi en commentaires.

Acheter d’occasion
Recyclivre
Poche neuf
Eyrolles

Voir le comparatif de mes partenaires

La crise de 1929 : une occasion manquée

Je regrette d’autant plus ce manque de détail sur cette crise au Brésil que je n’avais jamais lu de livres se passant dans ce pays et à cette époque. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce qui s’est passé, à cette époque, aux États-Unis, je vous recommande ces deux livres :

Les raisins de la colère
John Steinbeck

Un arrière-plan, un nuage de poussière et au premier plan, la couverture du livre de John Steinbeck, Les raisins de la colère
Organisation de la pauvreté dans les années 1930

L’autre Amérique
Judith Perrignon

En arrière-plan, la Maison-Blanche et au premier plan la couverture du livre de Judith Perrignon, L'autre Amérique
Franklin Roosevelt a occupé la Maison-Blanche de 1933 à 1945

Info-livre : Les sept sœurs (Tome 1) de Lucinda Riley

Littérature irlandaise

Couverture du livre de Lucinda Riley, Les sept soeurs, vol 1, Maïa

Éditeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-26232-9
Date de parution : 03/06/2020

Crédits photo :
Le Christ rédempteur : Jacques DASSIÉ sous licence CC BY-SA 4.0
Heitor da Silva Costa : Dennis G. Jarvis sous licence CC BY-SA 2.0

Photo de Catherine Perrin

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire

Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
Un mot, une image, un lien… rejoignez-moi là où on parle lecture :

Envie d’encore plus de lecture ? Rejoignez les 800 abonnés de la newsletter gratuite Dequoilire et recevez votre carnet de lecture : 10 livres coup de poing.

En savoir plus sur l’utilisation des données

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *