Le Gibier de Nicolas Lebel et Calixte : quand la BD joue les films noirs

En arrière-plan, un panneau indiquant la présence de gibier et au premier plan, la couverture de la bande dessinée de Nicolas Lebel et Calixte, Le gibier

L’essentiel sur Le Gibier de Nicolas Lebel et Calixte

Quel est le genre de ce livre ?

Adaptation de romans policiers

Quels sont les thèmes principaux ?
  • Meurtres
  • Complots
Quel est le niveau de lecture ?

Moyen : il faut être attentif à tous les détails

Quel est le nombre de pages ?

104

Pour qui est‑ce fait ?
  • Les amateurs de polar noir avec une intrigue complexe et des twists
  • Les lecteurs curieux de BD qui ne sont pas forcément des habitués du genre
  • Ceux qui aiment les atmosphères de film noir
À qui ne pas le recommander ?
  • Aux lecteurs qui n’aiment pas les intrigues à base de complots et de réseaux occultes
  • À ceux qui cherchent des personnages attachants et psychologiquement développés
  • Aux lecteurs qui veulent une BD légère — le rythme est dense et demande de l’attention
Le livre peut-il se lire indépendamment ?

Oui, toutes les réponses sont données à la fin du livre. Mais l’épilogue ouvre sur le volume suivant.

Livre offert par les éditions Paquet via l’opération Masse critique Babelio

Bien qu’étonnée de recevoir la bande dessinée adaptée du roman, Le Gibier de Nicolas Lebel, sa lecture a été néanmoins une bonne surprise. En effet, j’ai été happée par l’ouverture qui fonctionne comme un film noir et les rebondissements sont nombreux. En revanche, le genre de l’intrigue m’a moins convaincue.

Sommaire

Un homme suit une femme dans la nuit

Pour André Cavici, cette femme, c’est la dernière piste, le dernier espoir de faire un lien avec des meurtres. Il monte l’escalier, sort son arme et entre dans l’appartement. Enfin, elle est en face de lui. Mais il est abattu par un homme apparu derrière lui.

Happée dès la première case

Lorsque j’ai postulé pour ce livre à la Masse critique Babelio, je m’attendais à recevoir le roman policier Le Gibier de Nicolas Lebel, un auteur que je souhaitais découvrir. Obtenir une bande dessinée n’était donc pas ce que j’espérais. Néanmoins, la lecture fut plutôt une bonne surprise.

Après coup, je me suis demandé comment un commissaire de police, même à la retraite, pouvait pénétrer, seul, dans un appartement à la porte entrouverte, sans se méfier. Mais sur le moment, j’étais bien trop captivée par cet inconnu et par les images qui m’ont prise par la main : un homme allume une cigarette, dans la nuit, deux silhouettes dans une pluie battante, une main sur une rampe d’escalier ou encore une silhouette féminine au visage dans l’ombre.

La suite ne m’a pas déçue, elle est tout aussi captivante avec de nombreux rebondissements, mais pas seulement, je suis encore allée de twist en twist.

À la fin de l’histoire, j’ai trouvé le scénario un peu too much. Et puis, le lendemain, je suis tombée sur une affaire réelle impliquant un réseau criminel commandité par une loge maçonnique — la preuve que la réalité peut dépasser la fiction. Reste que ce type d’intrigue à base de complots occultes n’est pas vraiment mon registre. C’est une réserve purement personnelle.

Où acheter ?

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Entre Paris et l’apartheid

D’où vient ce complot qui se déroule à Paris ? D’Afrique du Sud, une Afrique du Sud pas encore remise de la fin de l’apartheid. C’est surtout le prétexte à un scénario très noir. Et quand les États-Unis s’en mêlent, ça ne s’éclaire pas.

Starski et Chen : le feu et l’eau

Deux enquêteurs, Paul Starski et Yvonne Chen, sont mis sur la piste du ou des meurtriers d’André Cavici. C’est avec eux que vous découvrirez pourquoi il a été tué, (pas seulement lui, d’ailleurs).

Paul Starki (avec un i, c’est polonais)

Je ne sais pas quelles enquêtes il a menées auparavant, mais il n’a pas l’air d’être fait pour ce métier. Encore un qui ne se méfie pas assez. C’est sans doute le défaut que je trouve à l’histoire, le peu de crédibilité de Paul Starki.

Yvonne Chen

Heureusement, il y a Yvonne, beaucoup moins naïve que ses collègues masculins. Excellente policière, elle veut aller au bout des choses, et ne croit qu’aux preuves. Au contraire de son collègue, elle sépare sa vie professionnelle de sa vie personnelle sur laquelle on n’a que peu de détails, ce qui la rend insaisissable.

Bref, des personnages peu attachants.

Un trait entre film noir et caricature

La bande dessinée commence par les codes visuels iconiques des films noirs américains et certaines cases sont très cinématographiques. En effet, elles captent les personnages en mouvement. Ce qui marche moyennement à mon goût pour les visages, figés en pleine expression, et je les ai perçus comme un peu caricaturaux.

L’histoire est ancrée dans un Paris admirablement rendu. J’ai bloqué sur le dessin d’un personnage qui m’a mise mal à l’aise. À la fin, j’y ai vu un indice. Le ressentirez-vous ainsi ?

Globalement, à l’exception d’une réserve sur les visages, les dessins sont parfaitement adaptés à l’histoire et à son rythme dense.

Quatre romans, une BD pour l’instant

La série en bande dessinée est adaptée d’une série de romans policiers de Nicolas Lebel, Les furies qui comporte 4 tomes. Le gibier est le premier tome. Il est possible que les volumes suivants soient également adaptés.

Mes notes

Univers narratif5.0/5
Personnages3.0/5
Intrigue4.0/5
Dessins4.5/5
Moyenne4.1/5
Consultez ma grille de notation détaillée pour mieux comprendre mes choix

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Info-livre : Le Gibier de Nicolas Lebel et Calixte

Couverture de la bande dessinée de Nicolas Lebel et Calixte

Éditeur : Paquet
ISBN : 978-2-88932-693-8
Date de parution : 06/01/2026

Photo de Catherine Perrin

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