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Virginia Woolf nous offre bien plus qu’un essai : Une chambre à soi est une flânerie intellectuelle percutante sur la place des femmes dans la littérature anglaise et la société. Pourquoi lire cet article ? Pour découvrir comment les écrivaines ont dû lutter pour exister, comprendre la force du regard critique de Woolf et faire le point sur l’actualité de son message.
Une jeune femme, Mary Beton, à moins qu’elle ne s’appelle autrement, flâne à Oxbridge1 et se trouve chassée de la pelouse par un appariteur, la pelouse étant réservée aux étudiants. Désirant accéder à la bibliothèque, elle en est repoussée, aimablement, mais fermement. En effet, les femmes ne sont pas admises, à moins d’être accompagnées d’un professeur ou porteuse d’une lettre de recommandation.
Le soir même, après un dîner frugal dont elle se plaint à une amie, celle-ci lui rappelle combien il a été difficile de réunir des fonds pour ouvrir une université pour femmes.
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Lorsque les hommes évoquent l’infériorité des femmes, n’est-ce pas plutôt parce qu’ils ont besoin de se sentir supérieurs à quelqu’un, la moitié de la population en réalité ? Et n’est-ce pas cette supériorité autoproclamée qui leur donne cette confiance en soi qui va leur permettre de faire face à la vie ? Parce que les femmes, écrit Virginia Woolf, possèdent « le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature. »
L’autrice passe en revue les autrices, principalement anglaises, des siècles précédents dont les œuvres nous sont parvenues, poésies et romans, et remonte à des écrivaines contemporaines (elle critique même un roman fictif).
Lady Winchelsea a écrit des poèmes au XXVIIe siècle. Cette grande poétesse, titrée et sans enfants, avait le temps de se consacrer à la création, elle aurait dû être encouragée. En réalité, elle s’est amèrement plainte des difficultés qu’elles trouvaient sur sa route :
« Hélas ! une femme qui entreprend d’écrire
Comme une créature si présomptueuse est considérée
Que sa faute ne peut être par aucun mérite compensée
Ils nous disent que nous nous trompons de sexe et de voie »
Aphra Behn fut la première femme à vivre de sa plume, et, par la suite, d’autres femmes suivirent le même chemin. Si bien qu’à la fin du XVIIIe siècle, des femmes de la bourgeoisie se mirent à l’écriture. Certes, elles pouvaient encore être moquées, mais elles gagnaient de l’argent. Elles ouvrirent la voie à Jane Austen (Orgueil et préjugés) ou à Emily Brontë (Les hauts de Hurlevent).

Il est intéressant de constater que les femmes ont commencé à écrire de la poésie, puis des romans. Mais les conditions n’étaient pas les meilleures :
« Les femmes n’ont jamais une demi-heure dont elles puissent dire qu’elle leur appartienne »
Florence Nightingale
Voilà pour le temps disponible, et en ce qui concerne les conditions matérielles, les femmes écrivaient dans le salon commun. Le neveu de Jane Austen raconte que toute son œuvre a été rédigée ainsi, alors qu’elle était sans cesse interrompue.
Quant à la formation littéraire, elle était inexistante. Et puis, il y a la représentation des femmes dans les romans.
Était-il possible, à l’époque de Virginia Woolf, de lire une histoire d’amitiés féminines ? Il y a des confidentes (Racine), des filles et des mères, rappellent l’autrice, mais les femmes sont toujours montrées dans leurs rapports avec les hommes (idée reprise par Alice Zeniter dans Toute une moitié du monde).
Le titre de l’œuvre m’a paru beaucoup plus clair, une fois celle-ci parcourue. La littérature féminine ne pourra prendre son essor que quand la femme sera devenue indépendante, c’est à dire, selon l’autrice, quand elle aura une chambre à soi et 500 livres de rente.
Un court livre indispensable, ne serait-ce que parce qu’il aborde la situation des femmes sous l’angle de la littérature.
Un livre incontournable : 5/5
Lecture exigeante
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Éditeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-10200-7
Pages : 207
Date de parution : 09/09/2020
(Publié pour la première fois en 1929)

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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