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Lire La conjuration des imbéciles, c’est entrer dans l’univers déjanté d’Ignatius J. Reilly, personnage culte à la fois grotesque et insupportable. Entre satire sociale, humour noir et scènes totalement absurdes, ce roman divise autant qu’il fascine. Dans cet article, je vous raconte ce qui m’a déroutée… mais que vous pourriez adorer.
Ignatius J. Reilly attend sa mère devant le grand magasin Holmes depuis un temps qu’il estime considérable. Il médite donc quelques accusations bien senties pour la remettre à sa place.
Mais avant son arrivée, un policier lui demande ses papiers. Ignatius le prend de haut et l’amorce de dialogue dégénère en bagarre sous l’œil intéressé des badauds. Un vieil homme s’en mêle. Enfin, la maman arrive et détourne l’attention sur le vieil homme que le policier choisit d’emmener au poste.
Mère et fils quittent les lieux. Ce point de départ, caractérisé par une rencontre absurde avec la loi, déclenche une série d’événements chaotiques pour Ignatius et sa mère, sans pour autant dessiner une intrigue classique.
J’ai dû m’y reprendre à deux fois pour lire ce roman. J’ai été intriguée par le tout début, puis je me suis lassée. En voici les trois raisons :
Tout d’abord, un fil conducteur m’a manqué, et j’ai eu du mal à m’intéresser à l’intrigue. À certains passages, j’ai pensé que ça y était, que je le tenais, mais non, ça repartait dans tous les sens.
De plus, le livre est constitué du récit, mais aussi de lettres et du journal d’Ignatius dont les passages m’ont paru interminables. En effet, les raisonnements d’Ignatius sont faussés à cause de sa haute considération de lui-même et ces textes cassent le rythme du récit.
Enfin, et nous en arrivons au point le plus important, ce roman est connu pour son humour, mais, hélas ! je suis complètement passée à côté. Lorsqu’Ignatius décide de venir en aide aux ouvriers noirs de chez Levy Pants, la révolte tourne au désastre et j’ai ressenti cette scène comme plus sombre qu’humoristique. Même si Miss Trixie n’est pas la plus sympathique des vieilles dames, le sort que lui réserve madame Levy m’a été insupportable. Quant à la relation entre Ignatius et Myrna, je ne l’ai pas comprise. Bien que Myrna soit un personnage excentrique, son intérêt pour Ignatius m’a laissée perplexe.
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Je suis, certes, passée à côté de l’humour de ce roman, mais je dois reconnaître que l’auteur en maîtrise toutes les gammes.
Les raisonnements d’Ignatius sont totalement absurdes. Ils n’ont aucun sens, mais je préfère l’humour décalé. Je n’ai pas été non plus sensible à l’humour noir : alors qu’autour de lui, des personnages vivent de vraies tragédies, Ignatius transforme le moindre inconfort en drame existentiel. Agaçant.
Je suis passée à côté de la scène de la révolte parce que je ne suis pas sensible à cet humour. « Too much » pour moi.
J’ai été beaucoup plus sensible à la comédie sociale, plutôt en ce qui concerne les scènes qui arrivent au bar Les Folles Nuits. Peut-être parce, dans ses chapitres, la satire est plus fine, moins outrée.
Tout le monde y passe, la médiocrité intellectuelle, les professeurs d’université, les noirs, les policiers, mais ça va aussi de pair avec un certain manque d’empathie chez le héros.
Deux citations m’ont amusée (c’est peu), l’un, lorsque Jones lâche un « Scarlett O’Horreur » et cette citation. Mme Levy vient de reprocher à son mari d’avoir fait passer ses filles bien proches de la prostitution.
« C’est vrai que je n’aurais pas vu d’inconvénient à ce que ça leur rapporte un peu d’argent. À ma connaissance, elles ont toujours fait ça gratuitement jusqu’ici ».
Mais, vous l’avez compris, je suis mauvais juge en la matière. J’ai donc recherché les citations les plus appréciées des lecteurs :
« Avec l’effondrement du système médiéval, les dieux du Chaos, de la Démence et du Mauvais Goût ont pris le pouvoir. »
« Les employeurs sentent en moi un refus de leurs valeurs. »
« Mon organisme a besoin de géométrie et de théologie. »
Si ces citations vous ont fait sourire, ce roman est fait pour vous. Foncez !
Ignatius, vous le reconnaîtrez à des kilomètres. Toujours emmitouflé dans ce qu’il considère comme une tenue « de bon goût », il arbore sa fameuse casquette de chasse verte — censée le protéger des « rhumes de cerveau » —, un large pantalon de tweed qui lui laisse toute amplitude de mouvement, une chemise de flanelle et un éternel cache-nez.
Côté physique, c’est un colosse : obèse, massif, avec des yeux étonnants, jaunes et bleus, et une petite moustache fine. Une silhouette tellement originale qu’elle a fini en statue sur Canal Street… et en déguisement de Mardi Gras.
Il déteste tout et tout le monde, à commencer par sa mère au crochet de laquelle il vit. Ce qui le rend insupportable.
Il mange tout ce qu’il trouve, et fait un sort aux saucisses qu’il est censé vendre, malgré tout le mal qu’il en pense :
« Je soupçonne fort que le gaz qui s’échappe continuellement de mon organisme, et qui a déjà, vous vous en souvenez sans doute, causé tant de soucis à bord du bus de Baton Rouge, n’est pas sans rapport avec la consommation de ces porcs substitués. »
Il affectionne un livre en particulier : De la consolation de la philosophie de Boèce, et possède une licence. Est-il intelligent ? Peut-être, mais alors sérieusement victime de biais cognitifs.
Veuve très jeune, elle a élevé son fils toute seule et se sacrifie pour lui tout en s’occupant de lui presque comme un enfant. Elle a un penchant pour les bouteilles de moscatel qu’elle cache dans son four. Le charmant Ignatius la traite de soularde et la renvoie souvent à ses « bouteilles rôties ».
Elle a rencontré Ignatius pendant leurs études à La Nouvelle-Orléans, puis elle est partie vivre à New York, où elle se passionne pour le militantisme social et politique.
Moins excentrique, plus réaliste que les autres personnages, il est pourchassé par la police et sommé de trouver un emploi s’il ne veut pas aller en prison. Lana Lee en profite pour l’engager à un salaire de misère comme portier au bar Les Folles Nuits. Je l’ai aussi découvert plus malin et plus amusant.
La conjuration des imbéciles est un exploit littéraire. En effet, John Kennedy Toole passe du langage châtié d’Ignatius :
« Je ne conduis pas. Ayez l’obligeance de vous éloigner. J’attends ma mère. »
… au parler du vieil homme
« Ah, cette ville a bien changé, moi j’aime mieux vous le dire. Tout ça, c’est les communisses. »
… ou encore à celui de Jones :
« Si vous faut un balayage en douceur trouvez-vous une vioque. Mézigue, j’balaye jeune, jeune, que je balaye ! »
Je ne donnerai pas de note à La conjuration des imbéciles. Ce roman est un chef-d’œuvre reconnu et récompensé par un Prix Pulitzer. Mon rôle n’est pas de juger sa valeur historique ou littéraire, mais de partager mon expérience de lecture personnelle et honnête d’un classique qui, pour moi, a été plus déroutant que drôle.
Comment avez-vous vécu ce roman : une franche partie de rire ou une expérience plus déroutante ? Dites-le-moi en commentaires.
Lecture exigeante
La préface de Walter Percy rappelle la vie tragique de l’auteur, qui s’est suicidé en 1969 — il avait 31 ans — parce qu’il désespérait de se faire publier, son livre ayant été refusé par les éditeurs. C’est grâce aux efforts de sa mère, qui a su attirer l’attention de Walter Percy que le roman a finalement été publié en 1980. Il a obtenu le prix Pulitzer l’année suivante.
Il vient d’une citation de Jonathan Swift, très connu pour être en exergue de ce livre :
« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. »
Le récit se déroule dans les années 1960 à La Nouvelle-Orléans. Le roman comporte des descriptions détaillées, même si parfois inexactes (mais il faut connaître la ville pour les détecter).



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Éditeur : 10/18
ISBN : 2-264-03488-2
Pages : 478
Date de parution : 18/04/2002
Crédits photos
Statue d’Ignatius : Infrogmation sous licence CC BY 2.5
Mardi Gras : Infrogmation sous licence CC BY 2.5

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
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