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Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de Marie Larrea évoque la recherche de ses origines et l’immigration espagnole. Malheureusement, il ne m’a pas autant touchée que je l’attendais, peut-être parce que l’autrice a introduit une distance entre ses émotions et le lecteur.
Dolorès, femme de pêcheur, met au monde une petite fille, mais elle espérait un garçon. Elle l’abandonne alors aux sœurs du couvent de Santa Catalina qui la prénomment Victoria. « Victoria, c’est ma mère », écrit la narratrice.
L’enfant aurait aimé être adoptée, mais personne ne la choisit et, finalement, Dolorès la reprend. Sor Isabel devrait s’en réjouir, mais il n’en est rien, parce qu’elle sait.
Des années plus tard, Maria vit à Paris, dans un minuscule appartement de fonction à l’intérieur du théâtre de la Michodière où son père, Julian, est gardien. Victoria est femme de ménage.
J’ai lu ce livre près deux ans après sa sortie qui a fait grand bruit et j’en attendais peut-être trop. Toujours est-il que mon avis est mitigé. L’histoire de Victoria et de Julian m’a laissé sur ma faim, j’aurais voulu en savoir plus sur eux. Comment se construit-on avec un tel passé ? En effet, tous deux ont aimé leur fille profondément malgré leurs gigantesques failles.
L’autrice m’a parfaitement fait comprendre à quel point le choc de la révélation de son adoption, à 27 ans, avait été brutal et avait entraîné des conséquences. Mais ensuite, ses recherches ne m’ont pas intéressée plus que ça, je suis passée à côté des émotions attendues.
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Des années 1950 à nos jours, à Bilbao et à Paris.
Je suis restée à l’extérieur des personnages, même de Maria, la narratrice. Son histoire qui avait pourtant tout pour me toucher m’a laissée insensible. L’écriture en est peut-être responsable.
J’ai ressenti une distance dans l’écriture, vis-à-vis de sa famille (ou de ses familles). J’ai été séduite par sa façon de raconter la vie de Victoria et de Julian, mais beaucoup moins par le récit de ses recherches.
Incipit :
« On ne se souvient pas du moment de sa naissance.
Je ne me souviens pas de la mienne de naissance. C’est impossible d’ailleurs, les structures cérébrales permettant de fabriquer les souvenirs sont immatures chez le nourrisson. »
Citation :
« Elles étaient en train de commander à manger au comptoir d’un des bars de marin quand Julian entra. En quelques coups d’œil, il vit rapidement Victoria et confia dans la minute, à son camarade Alberto, qu’il venait de tomber amoureux. »
Note subjective : 3.4/5
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Editeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-24341-0
Pages : 205
Date de parution : 03/01/2024

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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