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Le roman « La Marche de Radetzky » (1932) n’est pas seulement l’œuvre la plus célèbre de Joseph Roth ; c’est le requiem littéraire de l’Empire austro-hongrois. À travers le destin tragique de la famille von Trotta sur trois générations, Roth dresse une fresque historique magistrale, explorant les thèmes du devoir, de l’honneur militaire et de l’obéissance.
À la bataille de Solférino, un jeune lieutenant sauve la vie de l’empereur François-Joseph 1er. Le souverain l’anoblit et lui donne le titre de baron.
L’anoblissement du lieutenant Joseph Trotta par le souverain marquera le destin de la famille von Trotta sur trois générations.
J’ai été plongée dans des valeurs d’un autre temps, où l’honneur était bien au-dessus de la vie. On ne badinait pas avec l’honneur des femmes ni avec son propre honneur. C’est tout à fait fascinant, parce que cela explique comment le désastre de la Grande Guerre, des millions de morts a pu avoir lieu.
Le livre montre les peurs de l’époque, que ce soit celle du nationalisme des pays sous-domination autrichienne ou celle que des ouvriers s’affranchissent du joug des patrons. Une scène dépeint une révolte sévèrement réprimée.
La fin du roman, qui voit la chute de la famille von Trotta, deux ans avant l’effondrement de l’empire austro-hongrois, est une explosion d’émotion. Joseph Roth joue avec les symboles. C’est littéralement que les soldats dansent sur une poudrière, puisque la mort du prince héritier François-Ferdinand est annoncée lors d’une fête. Quant à la mort du dernier des Trotta, elle est digne de sa vie, un mélange d’honneur et d’inconséquence.
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Né en 1930, François-Joseph 1er avait vingt-neuf ans lorsque débute le récit. À sa mort, en 1916, il avait 86 ans. Il a régné sur un empire gigantesque, mais au XIXe siècle, le nationalisme de nombreux pays dominés s’est accru. Dans le même temps, la puissance de la Russie et de la Prusse ne cessait d’augmenter.
Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et son épouse sont assassinés à Sarajevo. L’Autriche déclare la guerre à la Serbie et, par le jeu des alliances, toute l’Europe est bientôt à feu et à sang. Les États-Unis entrent en guerre en 1917.
À l’issue de la Première Guerre mondiale, l’empire austro-hongrois est dissous et laisse la place à sept entités, dont la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et l’Autriche.

Joseph Trotta
Fils d’un maréchal des logis-chef, Joseph fait peu de cas de sa nouvelle position sociale. Néanmoins, il ne peut non plus l’ignorer. Pour des raisons mystérieuses, il refuse que son fils devienne soldat et, bien que celui-ci lui ait obéi, il est déshérité.
François von Trotta
Il aurait voulu être militaire, mais il a suivi les ordres de son père, il est entré dans l’administration. Il a gravi les échelons jusqu’au rang de préfet. Il s’inquiète pour la monarchie, mais semble résigné. Au fil du temps, il ressemble de plus en plus à l’empereur.
Comme son père, il ne parle pas à son fils, se contente de vérifier ses résultats scolaires.
Charles-Joseph von Trotta
Pas plus que son père, il n’a choisi sa carrière. Il n’a appris qu’une seule chose : obéir. Ce qui en fait un homme et un soldat médiocre. En effet, il semble se laisser séduire par les femmes sans avoir aucune idée des conséquences ; et elles sont désastreuses, pour elles, pour leurs entourages et pour lui-même. Sous-lieutenant uhlan, il est aussi un piètre cavalier.
François-Joseph 1er
C’est un vieillard solitaire, au soir de sa vie, que nous présente Roth. S’il mentionne ses nombreuses pertes familiales, il ne les détaille pas (comme l’exécution de son frère Maximilien ou le suicide de son fils Rodolphe à Mayerling) et cela peut manquer au lecteur d’aujourd’hui.
Il est un homme simple, même s’il se soumet au protocole en vigueur, malicieux aussi, se moquant intérieurement de l’attitude de son entourage. Il est parfaitement conscient que l’Empire ne lui survivra pas.


Le style est très classique…
Incipit :
« Les Trotta n’étaient pas de vieille noblesse. Le grand-père avait été anobli après la bataille de Solférino. Il était slovène et avait pris le nom de son village natal, Silpoje. »
… avec de nombreuses descriptions
Citation :
« Les regards de Charles-Joseph se dirigeaient vers le portrait de l’empereur, sur le mur d’en face. François-Joseph portait un uniforme de général d’un blanc éblouissant, une large écharpe rouge sang au travers de la poitrine, le cordon de la Toison d’Or au cou, la grande coiffe noire de maréchal, avec son riche panache en plumes de héron, était posée à côté de l’Empereur sur une petite table d’aspect branlant. »
J’ai aimé ce roman historique pour la plongée dans la société disparue de l’Empire austro-hongrois avant la Première Guerre mondiale, ses valeurs, ses croyances et ses peurs. J’ai trouvé néanmoins que la lecture est exigeante et je le recommande surtout aux fans d’histoire.
Enfant, Charles-Joseph aimait passionnément l’empereur. Il était prêt à mourir pour lui, et c’est ce à quoi il songeait, tous les dimanches matin, en écoutant La marche de Radetzky de son balcon.
Vous connaissez peut-être cette célèbre marche militaire de Johann Strauss père. Vous pouvez en entendre 3 minutes ci-dessous :
Et vous, quelle est votre analyse ? Pensez-vous, comme Joseph Roth, que l’honneur des Trotta était le reflet de l’aveuglement qui a mené l’Empire austro-hongrois à sa chute ? Partagez vos impressions ci-dessous !
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Le roman se termine au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Si vous avez envie de lire des œuvres sur cette guerre, je vous recommande :



Éditeur : Flammarion
ISBN : 978-2-08-042931-5
Pages : 528
Date de parution : 13/11/2024
(initialement paru en 1932)

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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