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Après le succès de son roman tout en délicatesse, Les Délices de Tokyo, l’auteur japonais Durian Sukegawa revient avec L’enfant et l’oiseau. Cet ouvrage est une histoire d’amitié improbable entre le jeune Yôichi et Johnson, un corbeau à gros bec recueilli au péril des règles de l’immeuble. C’est aussi un livre coup de poing qui plonge le lecteur au cœur de la « guerre aux corbeaux » qui fait rage dans le Japon contemporain.
Avertissement de contenu : ce livre contient des scènes violentes (massacre d’animaux).
Un bébé corbeau vient de naître dans un cèdre. Peu à peu, il fait connaissance avec les forces de la nature : le vent, la pluie. Une ombre immense qui lui met de la nourriture moelleuse dans le bec. Mais une autre ombre gigantesque attaque le nid et dévore son frère. Le petit corbeau tombe sur le sol, il est recueilli par Ritsuko, la maman de Yôichi.
Le petit garçon est ravi, mais voilà, il est interdit de garder un animal, et encore moins un corbeau, haï par la population.
L’histoire se déroule au Japon, où la guerre aux corbeaux est déclarée. Yatagarasu, le corbeau à trois pattes de la mythologie japonaise, est pourtant un oiseau de bon augure (il est l’emblème de la fédération de football).
Le corbeau est un animal intelligent, parfaitement adapté à la vie urbaine. Les citadins japonais l’accusent de répandre des ordures, leurs fientes, et de faire trop de bruit. Ils sont aussi agressifs envers les humains en période de reproduction.
Pour en savoir plus, lisez : Le corbeau au Japon, si proche de l’homme… pour le meilleur et pour le pire.
L’enfant et l’oiseau est clairement un livre à message sur les humains qui s’approprient toutes les ressources de la planète, au détriment des autres espèces. Et pour renforcer son discours, Durian Sukegawa n’hésite pas à nous faire éprouver du point de vue du corbeau, Johnson, toutes les atrocités qu’il vit. De plus, il l’a humanisé, ce qui rend la scène du massacre encore plus insupportable.
J’ai apprécié cependant que Durian Sukegawa ne nous propose pas le merveilleux monde des corbeaux. Au contraire, il présente un univers où il faut se battre, manger ou être mangé.
La fin est ouverte, enfin pour une partie, mais elle laisse une note amère.
J’avais beaucoup aimé le livre, Les délices de Tokyo, mais on est très loin de sa douceur et de sa leçon positive de vie. Il délivrait aussi un message important et porteur d’espoir. Il semble que l’auteur ne cesse d’assombrir ses univers, j’avais trouvé que Le rêve de Ryôsuke était plus triste, sans atteindre néanmoins la noirceur de L’enfant et l’oiseau.
Lirai-je le suivant ? Peut-être, parce que je suis curieuse de connaître son prochain message. En effet, j’ai aimé en apprendre plus sur les corbeaux et sur leurs relations avec les Japonais. En revanche, je le lirai en toute connaissance de cause, ce n’est pas un livre d’healing fiction.
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Yôichi
Il vit avec sa mère, Ritsuko, dans une barre d’immeuble où il est interdit de garder un animal. Il ne voit plus son père. Sa mère, divorcée, est obligée d’avoir deux emplois pour subvenir à leurs besoins. Vous découvrirez en progressant dans le roman un contexte familial et social d’une grande difficulté.
Johnson
Yôichi a baptisé ainsi le corbeau à gros bec que sa mère a recueilli. Selon le narrateur, le départ difficile dans la vie de Johnson et sa proximité, un temps, avec le petit garçon ont développé son intelligence et sa sensibilité.
C’est un livre qui se lit facilement, il ne demande pas d’efforts particuliers. Le début est poétique.
Incipit :
Était-ce l’ouïe ? Ou la vue ?
Il ne se rappelait pas bien par quoi cela avait commencé.
Une myriade d’éclats de lumière, le bruissement des feuilles : voilà les premiers souvenirs de Johnson.
Mais certaines scènes demandent d’avoir le cœur bien accroché
Citation : p 29
« Les pattes de Voleur frémissaient encore.
L’ombre marron les saisit entre ses mandibules. Les abattit une nouvelle fois contre le nid.
Voleur n’était plus qu’une masse de chair. Que l’ombre marron avala morceau par morceau. Sans quitter Johnson du regard.
Pétrifié, aphone, Johnson tentait désespérément de déployer ses ailes. Il n’arriverait pas à voler. »
Le violent message de L’enfant et l’oiseau prend le pas sur le reste. Par conséquent, il m’est impossible de noter ce livre.
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Éditeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-93692-3
Pages : 222
Date de parution : 05/10/2022
Si vous avez lu Les Délices de Tokyo, comment percevez-vous cette évolution vers un ton beaucoup plus sombre chez Durian Sukegawa ? Dites-le-moi en commentaires.
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Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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