Les oubliés du dimanche — Valérie Perrin

En arrière-plan, une vieille dame prend un thé et au premier plan, la couverture du livre de Valérie Perrin, Les oubliés du dimanche
Des années 1930 aux années 2010

Si, comme moi, vous aimez les romans qui mêlent secrets de famille, personnages attachants et récits de vie en maison de retraite, Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin pourrait bien vous toucher. Je vous raconte ce que j’y ai trouvé de beau… et ce qui m’a parfois laissée un peu perplexe.

Sommaire

Comment débute le livre ?

Justine vient d’acheter un cahier bleu pour écrire le roman d’Hélène, intitulé La dame de la plage. Puis elle se rend aux Hortensias où elle est aide-soignante. Hélène est une des pensionnaires.

Justine et Jules, son cousin, ont été élevés par leurs grands-parents paternels, après l’accident de la route qui a coûté la vie aux deux jumeaux et à leurs femmes. Ils n’ont manqué de rien, si ce n’est de tendresse. Elle a passé tous les dimanches de son enfance à fleurir la tombe de ses parents, elle aime la musique et le troisième âge et n’a pas de petit ami, enfin, personne qu’elle ne considère comme tel.

Qu’en ai-je pensé ?

J’ai eu l’impression d’un empilement d’histoires, certaines m’ont émue, d’autres m’ont laissé perplexe.

J’ai beaucoup aimé l’histoire d’Hélène, qui vit aux Hortensias dans un monde bien à elle. En effet, elle passe ses journées sur une plage à attendre son mari et sa fille, partis nager.

Une autre jolie histoire, celle de cet inconnu qui appelle les familles tard le soir, pour annoncer — à tort — le décès de leur proche, pensionnaire des Hortensias. La famille arrive le lendemain, endeuillée, et plus ou moins attristée. Les pensionnaires, ravis, ont de la visite. Seule, Justine (et moi), trouvons ça plutôt cool. L’administration de la maison de retraite porte plainte, mais la police se casse les dents.

En revanche, je n’ai pas trouvé crédible le comportement d’un des personnages (Edna).

Ajoutez à tout cela, une histoire qui évoque la Seconde Guerre mondiale, la chasse aux juifs et une trahison, les histoires d’Armand et Eugénie, les grands-parents de Justine, les histoires également de ses parents et je dois en oublier.

En conclusion, trop d’histoires, mais aussi trop de secrets et trop de mystères qui s’ajoutent les uns aux autres et dont le dénouement tarde à arriver. Par conséquent, je me suis un peu ennuyée.

Envie de le lire ?

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Quels sont les thèmes ?

Où et quand ?

Le roman se déroule au milieu des années 2010, à Milly, petite ville paisible du centre de la France. Mais pour raconter l’histoire d’Hélène, Justine doit remonte aux années 1930 et relater ce qui s’est passé dans le village jusqu’au XXIe siècle.
Valérie Perrin traite avec douceur le sujet des maisons de retraite, qui, aussi agréables soient-elles, ne sont que la dernière étape de la vie.

Qui sont les personnages ?

Les personnages principaux, Justine, Hélène, et le mystérieux inconnu, sont très attachants, et c’est certainement le point fort du livre. À ceux-là s’ajoutent d’autres personnages secondaires liés, soit à Justine, soit à Hélène.

Justine, la narratrice
La jeune aide-soignante est attentive aux autres (sauf à une personne), obstinée aussi. Elle n’a de cesse de chercher ce qui est arrivé à ses parents. Elle veut comprendre, tout comprendre.

Hélène
Elle réside aux Hortensias. Sa fille et son petit-fils, dont les yeux bleus font une forte impression sur Justine, lui rendent souvent visite. Elle raconte sa vie à l’aide-soignante, qui est fascinée. Enfant, elle n’a pas pu apprendre à lire et c’est bien plus tard qu’elle saura pourquoi et qu’elle y remédiera. Elle a vécu une magnifique histoire d’amour avec Lucien, mais pas sans drame.

Le mystérieux inconnu
Je n’ai pas deviné qui c’était, et j’ai été agréablement surprise. Il nous rappelle l’isolement des personnes âgées.

Comment est-ce écrit ?

L’écriture est fluide, agréable et cohérente avec la jeunesse de la narratrice, ce que j’ai apprécié. Mais elle risque de paraître un peu plate aux lecteurs qui préfèrent plus de densité littéraire.

Incipit :

« Je suis allée acheter un cahier chez le père Prost. J’en ai choisi un bleu. Je n’ai pas eu envie d’écrire le roman d’Hélène sur un ordinateur parce que je veux promener avec son histoire dans ma blouse. »

Citation :

« Lucien m’a non épousée le 19 janvier 1934 à Milly, son village. Il y avait beaucoup de neige ce jour-là. Il a fait exprès de choisir le jour le plus froid de l’hiver pour que personne ne puisse venir. »

Mon avis en résumé

Ce que j’ai aimé

  • Le thème de la maison de retraite
  • Les personnages

Ce que j’ai regretté (mais peut-être pas vous)

  • Trop de secrets et de mystères

Mes notes

Univers narratif4.5/5
Personnages5.0/5
Intrigue3.5/5
Écriture3.5/5
Moyenne4.1/5
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Lecture facile

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Info-livre : Les oubliés du dimanche par Valérie Perrin

Couverture du livre de Valérie Perrin, Les oubliés du dimanche

Éditeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-07116-7
Pages : 409
Date de parution : 04/10/2017

Photo de Catherine Perrin

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire

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