Vieillesse : 14 livres forts

Vieillir, ce n’est pas seulement accumuler les années — c’est aussi acquérir une forme d’expérience, parfois de la sagesse, parfois du vertige. Dans cet article, je vous propose un parcours littéraire autour de la vieillesse, à travers des romans qui parlent de transmission, de perte de repères, de transition… et de ce grand âge que l’on redoute autant qu’on tente de l’apprivoiser.

En arrière-plan, une vieille dame et une aide-soignante et au premier plan, une pile de livres

Sommaire

Expérience

C’est par là que tout commence, on acquiert de l’expérience tantôt précieuse, tantôt obsolète. C’est Antonio José Bolivar, 70 ans qui comprend que c’est un jaguar qui a tué dans son village : Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda. Quant à Berthe, 102 ans, elle a beau avoir été prise sur le fait, ce n’est pas un jeunot de commissaire qui va lui apprendre comment tourner les choses à son avantage. : Mamie Luger de Benoît Philippon.

Couverture du livre de Luis Sepulveda, Le vieux qui lisait des romans d'amour.
Couverture du livre de Benoît Philippon, Mamie Luger

Et parfois, cette expérience peut être transmise.

Transmission

Harry Bosch, le policier tourmenté de Michael Connelly, est devenu un vieux monsieur, je ne m’en suis pas encore remise, mais il transmet son expérience à Renée Ballard depuis le roman Nuit sombre et sacrée.

C’est grâce à l’amitié improbable qui la lie à un octogénaire qu’Isor, une adolescente en colère s’ouvre sur la vie : La colère et l’envie d’Alice Renard.

Enfin, Justine, en travaillant à la maison de retraite Les Hortensias, apprendra comment faire face à la vie, qui n’a pas été tendre jusque là : Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin.

Couverture du livre de Michael Connelly, Nuit sombre et sacrée
Couverture du livre de Valérie Perrin, Les oubliés du dimanche
Couverture du livre d'Alice Renard, La colère et l'envie

Mais, malgré l’expérience, parfois on perd pied.

Perte de repères

C’est difficile et douloureux : se retrouver face à une situation inconnue, à laquelle nous n’étions pas préparées, alors que nous n’avons plus la souplesse physique et morale de la jeunesse.

Monsieur Linh a perdu toute sa famille pendant une guerre, sauf sa petite-fille. Il a fui avec elle, mais le pays qui l’accueille est déroutant : La petite-fille de monsieur Linh de Philippe Claudel.

À soixante ans, Lucia se lance dans l’aventure dans un pays qu’elle ne connaît pas : Plus loin que l’hiver d’Isabel Allende. Et Vesta, 72 ans, ne sait que faire de ce mystère qu’elle trouve en promenant son chien : La mort entre ses mains d’Ottessa Moshfegh.

Couverture du livre de Philippe Claudel, La petite-fille de monsieur Linh
Couverture du livre d'Isabel Allende, Plus loin que l'hiver
Couverture du livre d'Ottessa Moshfegh, La mort entre ses mains

Transition

Comment ne pas prendre conscience que le chemin de la vie ne nous emmène pas pour le meilleur ? Chacun se prépare à sa façon.

Le vieil Eguchi se prépare d’une curieuse façon dans l’étrange et dérangeant livre de Yasunari Kawabata, Les belles endormies. Plus réalistes, les personnages du roman de Lionel Shriver, À prendre ou à laisser, ne veulent pas léguer le poids de leurs dépendances à leurs enfants, tout en profitant de la vie. Sur ce thème, l’autrice propose une dizaine de variantes.

Couverture du livre de Yasunari Kawabata, Les belles endormies
Couverture du livre de poche, A prendre ou à laisser de Lionel Schriver

Enfin, arrive ce moment où l’autonomie se fragilise.

Le grand âge

Si certains ont la chance de le passer chez eux, dans le plus grand confort, la vie n’en est pas moins difficile ; des choses simples, comme se rendre au restaurant à pied, demandent un effort démesuré : Treize façons de voir de Colum McCann. Confort physique pour Louis, mais pour ce qui est du reste, François Mauriac n’a-t-il pas appelé son livre : Le nœud de vipères ? Et c’est dans cet environnement que le vieil avocat fait le bilan de sa vie en écrivant à sa femme.

Couverture du livre de Colum McCann, Treize façons de voir
Couverture du livre de François Mauriac, Le nœud de vipères.

Et puis, il y a les maisons de retraite où on se prépare à partir. Elles sont évoquées par Yiyun Li dans Partir quand même, par François Oiseau dans Les magnolias ou par David Foenkinos dans Les souvenirs. Mais c’est le très joli livre de Delphine de Vigan, Les gratitudes que je préfère ; en effet, il est plein d’humour et de tendresse.

À vous de jouer : Partagez votre avis !

Couverture du livre de Yiyun Li, Partir quand même
Couverture du livre de Florent Oiseau, Les magnolias
Couverture du livre de poche de David Foenkinos, Les souvenirs
Couverture du livre de Delphine de Vigan, Les gratitudes

Ces romans, chacun à leur façon, éclairent les différentes facettes du vieillissement. Et vous, quels livres vous ont aidée à regarder le grand âge autrement ? Dites-le en commentaires.

Photo de Catherine Perrin

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire

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