Karine Lebert – Interview


Les couples mixtes, franco-allemands, pendant la Deuxième Guerre mondiale constituent un thème peu évoqué par les romanciers et encore moins dans un livre qui ne se lâche pas. Histoire et secrets de famille, donc, pour Les souvenirs et les mensonges aussi. Un excellent divertissement, mais pas seulement. De quoi avoir envie d’en savoir plus sur l’auteur, Karine Lebert.

Portrait de Karine Lebert et couverture de trois de ces livres, Les amants de l'été 44, Pour l'amour de Lauren, Les souvenirs et les mensonges aussi
Karine Lebert

Pourriez-vous vous présenter ?

J’ai travaillé dans le milieu médical puis j’ai été biographe pendant une quinzaine d’années et journaliste à Paris Normandie ainsi que styliste déco pour divers magazines, mais à présent je me consacre exclusivement à l’écriture de mes livres. J’ai commencé à être publiée en 2009 aux éditions De Borée avec Nina et ses sœurs. Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire et j’en suis à mon seizième roman. En 2015, j’ai intégré les éditions Presses de la Cité. Je suis également éditée chez France Loisirs et Pocket. Quelques-uns de mes livres ont reçu des prix. Je vis près de Honfleur, dans une maison normande, avec mon mari et nos animaux.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire sur les couples mixtes pendant la Deuxième Guerre mondiale ?

Je suis toujours à la recherche de sujets historiques méconnus et je me suis rendu compte que, si l’on a beaucoup évoqué les relations entre l’occupant allemand et des femmes françaises, on a peu parlé des couples franco-allemands qui se sont formés avant-guerre. Que sont-ils devenus une fois la guerre déclarée ? Pour répondre à cette question, j’ai rassemblé une importante documentation.

Beaucoup de vos livres sont ancrés dans l’Histoire. Faites-vous beaucoup de recherches avant d’écrire ?

Oui, principalement à la médiathèque du Mémorial de Caen et à celle du Havre, du moins en ce qui concerne mes livres récents. Cette période de recherches est intense, mais courte, car le vrai plaisir est dans l’écriture.

Des romans historiques vous ont-ils influencée ? Lesquels ?

Beaucoup, et je suis sûre d’en oublier. Citons La Chambre des Dames de Jeanne Bourin, la série des Alix de Jocelyne Godard, Autant en emporte le vent, les romans de Kate Morton…

Quelle a été la réception critique de ce livre ? En avez-vous été contente ?

Oui, le livre a été très bien accueilli, et j’en suis d’autant plus ravie qu’il atteint les 600 pages ! Il a été écrit en partie pendant le premier confinement et traite de sujets si riches et si variés, aux quatre coins de l’Europe, que je me devais de faire un pavé. Merci à celles et ceux qui l’ont aimé et en ont témoigné au travers de leurs critiques.

Portrait de Karine Lebert
Karine Lebert

Pour autant que vous le sachiez, est-ce que les blogueurs, bookstagrammeurs et autres influenceurs ont eu une influence sur la visibilité de votre livre ?

Oh oui, et c’est même incroyable ! Instagram surtout qui m’a valu un lectorat plus jeune attiré par les poches (merci Pocket).

Aimeriez-vous qu’ils fassent quelque chose de différent, ou de mieux, pour donner plus de visibilité aux auteurs ?

Je suis déjà très satisfaite, je ne vois rien à redire. En toute franchise, les mises en situation si nombreuses de mes romans me ravissent et me stupéfient par leur côté créatif. Et les chroniques sont le plus souvent détaillées. Quel travail ! Je les remercie du fond du cœur.

Quel livre recommanderiez-vous à un lecteur qui ne vous connaît pas (ou pour ma deuxième lecture) ?

Je vais suivre le goût de mes lectrices et lecteurs : mon plus grand succès jusqu’à présent a été Les Amants de l’été 44 et sa suite Pour l’amour de Lauren, alors je mets en avant ces deux-là même si j’aime tous mes « enfants » d’un amour inconditionnel !

Êtes-vous vous-même lectrice ? De quels auteurs ?

Je lis quelques livres de la rentrée littéraire. J’adore l’ambiance des romans de Kate Morton, pas mal de thrillers aussi à condition qu’ils ne soient pas trop violents, certains s’y complaisent et je n’apprécie pas. J’aime beaucoup Tracy Chevalier et j’ai lu presque tous les livres de Doris Lessing, surtout ceux qui se passent en Afrique du Sud où j’ai vécu avec mon mari. Parmi les classiques, Anna Karénine qui a marqué mon adolescence.

Avez-vous un livre en préparation ? Pouvez-vous nous dire où il se passe ?

Mon prochain roman est terminé, il a été lu et approuvé par mon éditrice. Il est encore un peu tôt pour en parler. On y retrouvera la Normandie… mais pas que…

Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose (vous pouvez y répondre bien sûr) ?

Mes prochaines dédicaces ? Mais tout dépend de la période à laquelle vous allez poster mon interview. Voici le programme de mai en Normandie (j’irai hors des frontières normandes au cours de l’année) :

  • Samedi 30 avril : Librairie A Plus d’Un Titre à Honfleur (14, Calvados) de 10 heures à 13 heures puis de 15 heures 30 à 18 heures
  • Samedi 7 mai : Librairie La Curieuse à Argentan (61, Orne) de 15 heures à 18 heures
  • Samedi 14 mai : Salon du livre d’Eu (76, Seine-Maritime)
  • Samedi 21 et dimanche 22 mai : Salon du livre de Beuzeville (27, Eure)
  • Samedi 28 mai : Espace culturel Leclerc d’Yvetot (76, Seine-Maritime) de 15 heures à 18 heures

Un grand merci pour votre chronique et cette interview !

Merci Karine Lebert

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Catherine Perrin

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