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Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson : quand un homme, un chien et un bélier bravent la tempête islandaise

L’essentiel sur Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson
Quel est le genre de ce livre ?
Littérature islandaise / Roman de survie dans une nature hostile
Quels sont les thèmes principaux ?
- Islande au début du XXe siècle
- Relation homme/animal
- Transhumance Islande
Quel est le niveau de lecture ?
Moyen : les descriptions demandent de l’attention
Quel est le nombre de pages ?
87
Pour qui est‑ce fait ?
- Pour les lecteurs qui aiment les romans nordiques, où l’homme se mesure à une nature implacable.
- Pour ceux qui recherchent une lecture brève, mais dense, à savourer plutôt qu’à dévorer.
- Pour les amoureux des animaux sensibles à une relation homme-animal dépourvue de sentimentalisme ou d’anthropomorphisme.
À qui ne pas le recommander ?
- Aux lecteurs qui ont besoin d’une intrigue riche en rebondissements
- À ceux qui cherchent un vrai conte de Noël festif
- Aux lecteurs peu sensibles aux dialogues rares et à une narration très descriptive
Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson raconte une histoire simple, portée par la rudesse de l’Islande au début du XXe siècle ; la novella explore une relation de confiance mutuelle entre un homme et des animaux, dans une langue admirablement descriptive.
Transhumance de la dernière chance
Le premier dimanche de l’Avent, Benedikt se prépare à aller chercher les moutons égarés, ceux qui ne sont pas redescendus de la montagne en même temps que les autres. Il part avec son chien, Leó, et son bélier Roc. Mais cette année, rien ne se passe comme prévu.
L’Islande au début du XXe siècle
Le récit se déroule quelque part en Islande, avec ses tempêtes de neige et ses fermes isolées. Le titre pourrait faire croire à une histoire de Noël, mais il n’en est rien. Le début de l’Avent, est tout simplement le moment où Benedikt part à la recherche de moutons perdus, qui mourront de froid et de faim s’il ne les récupère pas.
Une histoire qui donne l’occasion de plonger dans la rude vie des Islandais dans la première partie du XXe siècle et de vous familiariser avec cette atmosphère très particulière.
Un lien homme-animal comme on en lit peu
Je l’aime beaucoup, cette atmosphère de certains romans islandais : ces hommes qui parviennent à survivre dans une nature hostile. Mais ce que j’ai surtout aimé dans ce court roman, quelques dizaines de pages, c’est l’exploration par l’auteur des relations entre hommes et animaux.
« Et, au milieu de cet univers livide, presque fondu dans l’obscurité, un homme se tenait avec ses amis les plus proches, Roc le bélier et le chien Leó. »
J’ai alors réalisé que je ne connaissais pas de mot en français, malgré nos 26 millions de chiens et de chats, pour désigner la relation qu’il peut y avoir entre un homme et un animal. Faute de mieux, on dit de son chat ou de son chien « il fait partie de la famille », ce qui choque les personnes qui ne connaissent pas ce type de relation.
Mais que vous la connaissiez ou non, sachez que ce livre est dédié au lien entre Benedikt, Leó et Roc, sans une once d’anthropomorphisme ou de futilité. Et forcément, c’est une très jolie histoire que ces trois êtres qui partent une confiance mutuelle absolue. C’est une intrigue simple, mais magnifiquement écrite.
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Benedikt, Leó et Roc : une trinité
Benedikt
Il est un homme profondément bon. Certaines personnes ne le comprennent pas, comme ce fermier qui craint de le voir pour la dernière fois, d’autres en profitent pour aller chercher des bêtes qu’ils auraient dû récupérer avant. Heureusement, certains lui sont suffisamment attachés pour ne pas oublier qu’il est parti seul, avec son chien et son bélier.
Leó, et Roc
Pour vous, ils n’auront rien de particulier, simplement un chien et un bélier. Roc a, toutefois, un talent certain pour apaiser les moutons effrayés et, avec l’aide de Leó, les ramener dans le bon chemin.
Une écriture sobre qui apaise malgré la tempête
Elle est très descriptive, avec peu de dialogues, mais toute une partie du livre se déroule avec un seul être humain, Benedikt. Je la trouve aussi apaisante, malgré la situation délicate où les trois amis se trouvent.
Citation :
« La tempête, cependant, semblait tout à fait se moquer de Benedikt, de ses souhaits et de ses espoirs. Il paraissait impossible que le vent trouve assez d’énergie pour hurler une journée entière, sans interruption, avec une telle intensité, mais c’était ainsi. La faible clarté, étouffée par les spirales de neige, pâlissait de plus en plus, bientôt réduite au néant. »
Avis et notes
Le berger de l’Avent est actuellement le seul livre disponible de Gunnar Gunnarsson en français. Je suis donc frustrée de ne pouvoir lire qu’une novella, sans pouvoir explorer cet auteur plus en avant.
| Univers narratif | 5.0/5 |
| Personnages | 5.0/5 |
| Intrigue | 5.0/5 |
| Écriture | 5.0/5 |
| Moyenne | 5.0/5 |
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Info-livre : Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson
Littérature islandaise

Éditeur : Za poche
ISBN : 978-2-84304-879-1
Date de parution : 14/11/2019
(Initialement paru en 1936)

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