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S’il est difficile d’entrer dans Crazy Horse de Mari Sandoz, il est tout aussi difficile d’en sortir. Je me suis laissée porter par la vie des Indiens Lakotas même si j’ai souvent regretté qu’aucun petit encadré ne situe le contexte historique et indique le nom du président des États-Unis de l’époque.

Service Presse
Jusqu’ici, il n’était qu’un nom entendu je ne sais où (au détour d’un western ? D’un film documentaire ?) et je ne m’y étais pas plus intéressée que ça. Né en 1840 au sein d’une tribu Lakota Oglala, il refuse que son peuple soit enfermé dans des réserves et continue de combattre l’armée américaine. Il joue un rôle essentiel dans la bataille de Little Big Horn (juin 1876) où périrent Custer et 267 de ses hommes. C’est une victoire à la Pyrrhus, l’hiver 1876-1877 voit les Indiens démoralisés et affamés. Crazy Horse se laisse convaincre de se rendre. Les dissensions existantes entre les Amérindiens se poursuivent. Carzy Horse est emprisonné à la suite de plusieurs fourberies, il tente de se défendre et est finalement assassiné dans des circonstances qui n’ont pas vraiment été éclaircies.
Ses derniers mots auraient été :
« Mon père, je suis grièvement blessé, dis au peuple de ne plus compter sur moi. »
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Par manque de repère historique, j’ai eu du mal à comprendre. De temps en temps, l’auteur donne l’année « en l’année 1857 des Blancs », mais c’est insuffisant, parfois, je me suis plongée dans Wikipédia.
L’auteur utilise le langage imagé des Amérindiens, ce qui a pour effet d’immerger le lecteur dans leur univers, mais aussi de lui rendre la tâche difficile, en particulier les surnoms des hommes blancs, qui sont, dans certains cas appelés par leur nom américain. De quoi se perdre.
D’abord, il y a beaucoup de tribus autochtones et ce n’est pas facile de s’y retrouver. Crazy Horse est un Lakota Oglala, Sitting Bull est un Lakota Hunkpapa. Ensuite, certains personnages ont des surnoms, ce ne serait sans doute pas drôle sinon. Tous ces personnages changent parfois d’opinions, ou alors se trahissent les uns, les autres.
J’ai eu du mal à comprendre les relations entre Sitting Bull et Crazy Horse. Pourtant, c’est bien sous l’égide de Sitting Bull que la bataille de Little Big Horn a eu lieu.
Mais chevaucher au côté de Crazy Horse, participer à la vie des femmes amérindiennes, à une chasse au bison, oui, c’est envoûtant et c’est pour ça que je n’ai pas lâché le livre, même si j’ai regretté que la spiritualité des Amérindiens soit à peine esquissée.
Incipit :
« La chaleur lourde de la mi-août reposait comme une fourrure de bison en amont de la Shell River, cette région que les Blancs appellent la Platte du Nord. Presque chaque jour, aux environs de midi, les orages formaient une nuée noire qui couronnait les cimes lointaines du pic Laramie. »
Citation :
« Finalement, il s’assit, saisit le miroir signalétique de forme ronde qu’il portait sur la poitrine et le fixa pour inspecter ces “choses blanches” dont se moquaient les autres garçons : son visage étroit, sa peau claire et surtout sa chevelure, guère plus foncée que le duvet d’un poussin de prairie et si souple que les Lakotas disaient qu’elle “faisait des boucles”. Et puis il y avait les choses que le miroir ne montrait pas : sa répugnance pour les peintures d’apparat, les perles, les danses et bien d’autres coutumes Lakotas. »
Tard en juillet, pendant la Lune-des-Cerises-qui-rougissent…
Tandis que certains, munis de verres-qui-regardent-loin…
Certains poursuivants étaient équipés de fusils-qui-tirent-plusieurs-fois…
Ma note globale : 4/5
Si vous l’avez-lu, dites-moi ce que vous en pensez en commentaires.
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Editeur : Rocher (Editions du)
ISBN : 978-2-268-10576-5
Pages : 712
Date de parution : 15/09/2021

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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