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James Foley, journaliste freelance américain, a été assassiné en Syrie en 2014. La macabre vidéo de son meurtre a été diffusée sur Internet. Avec Diane Foley, Colum McCann retrace le calvaire de la famille dans American Mother. Un des meilleurs livres du moment.

Service Presse
Le livre s’ouvre sur la rencontre entre Diane Foley et Alexanda Kotey, un des assassins de son fils. L’homme nie avoir été présent le jour de l’exécution et ne reconnaît avoir maltraité James que deux fois. Il ment, ça ne fait aucun doute, mais sur quoi précisément, impossible à dire. Cagoulés, les meurtriers n’ont pu être formellement identifiés, ce qui fut un des arguments majeurs de leurs avocats.
Une timide communication émerge. Le courage moral (une des antiennes du livre) de la mère du journaliste m’a laissée admirative. Malgré son chagrin insurmontable et grâce à sa foi profonde, elle accepte d’aller vers l’autre, d’essayer de comprendre. Les derniers mots :
« J’espère qu’un jour, nous pourrons nous pardonner l’un l’autre, dit-elle à Kotey.
Il est décontenancé : vous n’avez aucune raison d’accorder votre pardon. »
C’est certain, le sombre individu n’aura pas sa haine. Il ne demande pas pardon, mais présente des excuses (comme s’il lui avait marché sur les pieds ?).
Un seul Dieu, deux façons de l’honorer
Kotey en est certain, Allah lui pardonnera.
Diane doute, elle prie beaucoup, demande de l’aide. La notion de vengeance lui est étrangère. Une femme remarquable.
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Après l’enlèvement de James (2012), sa famille suit d’abord les consignes du FBI, se taire pour ne pas risquer de mettre en danger la vie des otages ou d’autres. Argument censé, certes, mais en réalité, rien n’est fait pour libérer James. Je me doutais que les prises d’otages s’accompagnaient de négociations avec versement de rançon, et ce, malgré les positions officielles des gouvernements (on ne négocie pas avec des terroristes). En revanche, j’ignorais que les États-Unis tenaient réellement cette position et que si l’on en croit American Mother, la vie de journalistes ne pèse pas lourd dans l’esprit des politiques.
Devant l’absence de nouvelles, ne parlons même pas de progrès et malgré les menaces de poursuites judiciaires, la famille de James Foley s’exprime et demande de l’aide. Elle découvre les arcanes de l’administration Obama, les négociations et les non-négociations.
Obama apprendra à Diane que l’armée américaine a tenté de libérer James Foley et ses compagnons. Mais les renseignements étaient obsolètes.
Après la mort de son fils, Diane Foley crée le James Foley Fund qui se bat pour la libération des otages américains partout dans le monde. L’organisme a également conçu des formations pour mieux préparer les journalistes qui travaillent dans des zones de conflit.
Avant le transfert d’Alexanda Kotey dans la prison où il purgera sa peine, Diane Foley le rencontre une seconde fois (en présence de Colum McCann). Elle le regrettera, car ça ne lui apprend rien de plus, mais au lecteur si. Peu importe que vous ayez la foi, mais les doutes — Diane doute sur tout, mais en essayant d’agir selon sa foi — valent mieux que des certitudes. Les derniers mots de Diane :
« Que la paix soit avec vous »
Incipit :
« Elle se réveille dans l’obscurité de l’hôtel. Des lampadaires ici et là, à travers des rideaux fins. Là-bas, au loin, Washington, D.C. – ville des vérités, des demi-vérités, des doubles vérités, des mensonges. Une vérité certaine : son fils n’est plus depuis sept ans, et ce matin elle va s’asseoir avec l’un de ses assassins. »
Citation :
« Quel mot pourrait saisir une telle perte ? Nous avons les orphelins et les orphelines, les veufs et les veuves, mais nous n’avons pas de terme pour désigner des parents qui perdent leur propre enfant, peut-être que cela paraît quasiment inconcevable. Cela va à l’encontre de l’essence de la vie. Nous sommes tous censés disparaître avant que nos enfants aient même commencé à s’épanouir. Sans quoi, nous devons continuer de vivre en sachant qu’une part de nous a disparu du monde, sans le vouloir, sans le savoir. »
Colum McCann ne cache pas son admiration pour Diane Foley, alors peut-être ce livre est-il hagiographique. Mais nous avons besoin de savoir que des hommes (Rami Elhanan et Bassan Aramin, Apeirogon) et des femmes (Diane Foley) se battent contre la barbarie.
Parce que ce livre est indispensable : 5/5.
Lecture un peu exigeante
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Editeur : Belfond
ISBN : 978-2-7144-9968-4
Pages : 208
Date de parution : 04/01/2024

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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