La nuit des pères — Gaëlle Josse

La nuit des pères est une histoire trop subtile pour moi où il faut attendre longtemps pour que les pièces se mettent en place et arriver à la conclusion que des gens impossibles, ça existe.

En arrière-plan, un village dans les Alpes, au premier plan, la couverture du livre de Gaëlle Josse, La nuit des pères
Le roman se déroule dans un village montagnard, à plus de deux heures de Chambéry.
Photo de Nicola Giordano

Que se passe-t-il ?

Isabelle a reçu un appel de son frère qui doit lui parler, et pour ça il veut l’avoir en face de lui. Elle prend alors le train pour Chambéry où il l’accueille à la gare. Elle est venue à reculons, trop de mauvais souvenirs de son père qu’elle a fui des années plus tôt.

Olivier lui apprend que leur père — une forme physique de jeune homme malgré ses quatre-vingts années, a « la maladie de l’oubli ». S’en suit la vie d’Isabelle, surtout le pire de sa vie d’ailleurs et c’est long, très long.

Vient après le récit du père, un traumatisme que l’on peut comprendre, mais j’ai cherché, en vain le lien avec ce qu’il avait fait subir avec sa famille.

Pour finir l’histoire d’Olivier, celui qui est resté et qui, finalement, répond, sans le vouloir, à la question du lien entre le traumatisme et le comportement du père. Il possède le même côté sombre que son père, bien qu’il soit celui sur lequel toute la famille s’appuie.

Où et quand ?

Le roman se déroule en 2020 dans un village montagnard, à plus de deux heures de Chambéry. Il nous emmène un peu en Algérie pendant ce qu’on appelait les évènements ou la pacification pour ne pas avouer que c’était une guerre.

Qui sont les personnages ?

#Isabelle
Après avoir fui sa famille, elle est devenue réalisatrice, filme les beautés des fonds marins pour alerter sur ce qui risque de disparaître.

#Olivier
Son récit vient en dernier, pour nous faire comprendre quelque chose d’important.

#Le père
Détestable personnage que l’on sent pourtant capable du meilleur.

#La mère
Très effacée et très attachée à son mari, elle n’a pas protégé sa fille.

Comment est-ce écrit ?

L’écriture de La nuit des pères est magnifique, mais ne m’a pas sauvée de l’ennui.

Incipit :

« Vendredi 21 août 2020
À l’ombre de ta colère, mon père, je suis née, j’ai vécu et j’ai fui. »

Citation :

« Notre père n’a pas été facile, nous l’avons craint, nous l’avons haï aussi, il a fallu toute la patience de notre mère pour toujours s’interposer, éviter le choc frontal, le conflit ouvert, le geste malheureux, le mot qui ne se rattrape pas et ne se répare pas. Elle n’y est pas toujours parvenue, mais elle a tant pris sur elle qu’à la fin de sa vie elle allait courbée comme un arc, et je ne crois pas que ce soit seulement à cause de l’âge. »

Mon avis en résumé

Ce que vous aimerez :

  • Une magnifique écriture

Ce que vous regretterez (ou pas) :

  • Un livre qui n’a pas grand-chose à dire, finalement.

Mes notes

Univers narratif3,5/5
Personnages2,5/5
Intrigue1,5/5
Écriture 5,0/5
Moyenne3,0/5

Vous l’avez compris, je n’ai pas vraiment apprécié La nuit des pères. Beaucoup de gens ont aimé, pour avoir un avis différent, je vous propose une visite sur le site d’un chroniqueur qui a adoré :

Ma collection de livres

Info-livre : La nuit des pères par Gaëlle Josse

Couverture du livre de Gaëlle Josse, La nuit des pères

Editeur : Noir Sur Blanc (Les Editions)
ISBN : 978-2-88250-748-8
Pages : 192
Date de parution : 18/08/2022

Les relations père-enfants

Betty
Tiffany McDaniel

A l'arrière plan, une jeune amérindienne, au premier plan la couverture du livre de Tiffany Mc Daniel, Betty
« — Eh bien, le cœur de verre s’ouvre, comme un médaillon, et l’oiseau s’envole pour nous conduire au paradis afin qu’on ne se perde pas en route. »

907 fois Camille
Julien Dufresne-Lamy

En arrière-plan, le chiffre 907, au premier plan, la couverture du livre de Julien Dufresne-Lamy, 907 fois Camille
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Catherine Perrin
Catherine Perrin

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