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Le restaurant de l’amour retrouvé est le premier ouvrage d’Ito Ogawa paru en France, peut-être son premier roman publié. Si j’y ai rencontré en germe la délicatesse de l’autrice, on est très loin de mon roman préféré, Le goûter du lion.

Un soir, Rinco rentre chez elle et trouve l’appartement vide ; son petit ami indien est parti avec l’argent mis de côté et tous les meubles. Il n’a laissé qu’une seule chose, une précieuse jatte de saumure qui vient de la grand-mère de la jeune fille. Parce qu’elle a peu de moyens, Rinco n’a qu’un unique choix, retourner chez sa mère avec qui elle ne s’entend pas.
Arrivée là, elle décide d’ouvrir un restaurant, l’Escargot.
La nourriture simple et savoureuse joue un rôle, comme dans ses autres livres. Mais cette fois-ci, il ne m’a pas plus enthousiasmée que ça.
Rinco ignore comment elle a été conçue. Alors que j’espérais que le livre prenne enfin son envol, la levée du mystère m’a déçue.
J’ai dû également subir une scène insoutenable dont je n’ai pas vraiment compris le sens, à moins que je ne sois pas d’accord avec la mère et la fille.
Pas un de mes romans préférés de l’autrice donc.
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Au Japon, sans doute dans les années 1990
Rinco
Elle a un don, sa cuisine rend les gens heureux, ce qui fait venir du monde au restaurant. Ensuite, ils reviennent parce que c’est bon. Elle aimait beaucoup sa grand-mère qui lui a tout appris de ses recettes, mais elle déteste sa mère.
Ruriko
La mère de Rinco est une femme fantasque, qui possède un cochon comme animal de compagnie. Elle s’exhibe avec son amant, Néocon, que la jeune fille déteste. Ruriko tient un bar, l’Amour, objet d’une jolie explication à la fin du livre où j’ai enfin retrouvé la délicatesse qui m’avait tant plu dans Le goûter du lion.
J’ai eu du mal à appréhender cette femme, elle aide Rinco à lancer son restaurant en lui prêtant de l’argent, mais à des taux usuraires. On comprend à la fin pourquoi, mais on comprend aussi pourquoi elle a des difficultés pour s’entendre avec sa fille.
Papy Hibou
Un hibou, qui tous les jours à minuit, hulule douze fois. Un joli personnage et une jolie histoire.
Incipit :
« Quand je suis rentrée à la maison après ma journée de travail au restaurant turc où j’ai un petit boulot, l’appartement était vide. Complètement vide. La télévision, la machine à laver et le frigo, jusqu’au néon, aux rideaux et au paillasson, tout avait disparu. »
Citation :
« De la paume de mes mains fraîchement lavées, j’ai délicatement effleuré les aliments. Puis, comme on berce une vie nouvelle à peine éclose, un par un, je les ai pris entre mes mains, les ai portés jusqu’à mon visage et, les yeux clos, j’ai parlé avec eux pendant quelques secondes. »
| Univers narratif | 3.0/5 |
| Personnages | 3.0/5 |
| Intrigue | 3.0/5 |
| Écriture | 4.5/5 |
| Moyenne | 3.4/5 |
Lecture assez facile
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Editeur : Picquier poche
ISBN : 978-2-8097-1072-4
Pages : 224
Date de parution : 07/01/2015

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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comme de nombreux romans japonais, on a une première impression de “rien du tout” car l’histoire semble construite sur de petits bouts pas très importants, pas très essentiels. On se demande où veut en venir l’auteure et où va le livre. Il me semble cependant que vous avez oublié le rôle des aliments comme auxiliaires de langage puisque Rinco ne parle pas et le personnage du jardinier/factotum/ami qui la soutient dans tous ses plans.
Je serai un peu moins sévère que vous même si j’ai préféré les personnages et l’histoire de la Papeterie Tsubaki et de sa suite, à mon avis un peu plus faible.
Oui, le rôle des aliments est important, mais ça va un peu trop loin pour moi. Du même auteur, j’ai nettement préféré La papeterie Tsubaki ou Le goûter du lion