Écoute la pluie tomber — Olivia Ruiz

Écoute la pluie tomber confirme le talent d’Olivia Ruiz. Sa merveilleuse plume magnifie une histoire originale que j’aurais pourtant aimée plus chronologique.

En arrière-plan, un torero, au premier plan, la couverture du livre d'Olivia Ruiz, Écoute tomber la pluie
« Tout ça, c’est la faute de mes sœurs. »
Photo arrière-plan by Gavia on Unsplash

Que se passe-t-il ?

Carmen, la dernière des sœurs a vécu une enfance heureuse, mais étouffante, parce que surprotégée par sa famille. C’est du moins ce qu’elle ressent jusqu’à ce qu’un des personnages la force à regarder la réalité en face. Mais avant d’en arriver là, Carmen devra affronter des épreuves douloureuses.

J’ai aimé la transformation de Carmen, ainsi que la fin du livre, plus réussie que celle de du premier livre d’Olivia Ruiz, La commode aux tiroirs de couleurs.

La narration qui passe d’un moment à un autre est peu fluide, ce que je n’apprécie pas parce que ça entrave la compréhension du texte. C’est tellement dommage quand l’auteur a une histoire originale à raconter.

Où et quand ?

Le récit se déroule en France et en Espagne, sous la dictature de Franco.

Qui sont les personnages ?

Les personnages sont peu fouillés et c’est sans doute ce qui m’a le plus manqué dans ce livre. Les sœurs de Carmen apparaissent comme un chœur plus que comme des individus et il est difficile de retrouver la Rita de La commode aux tiroirs de couleurs.

#Carmen
Une rebelle trop gâtée et naïve, elle le paiera cher. Sa transformation est parfaitement décrite.

#Antonio
Beau torero auquel Carmen ne résiste pas.

#Escouto
Le personnage le plus attachant du livre, j’aurais aimé qu’Olivia Ruiz en dise plus sur lui, comment il est devenu marin entre autres.

Comment est-ce écrit ?

Cette histoire est magnifiquement portée par le style de l’auteur.

Incipit :

« La nuit est tombée sur ta terre ma sœur chérie. Sur la nôtre d’un même mouvement. Droit comme le couperet d’une guillotine. D’un geste aussi brusque et aussi doux que la danse mécanique d’une main familière sur un interrupteur. »

Citation :

« Tout ça, c’est la faute de mes sœurs. Elles ont voulu jouer les mamans, mais elles sont passées à côté de l’essentiel : me préparer à la vraie vie. Celle qui te prend par surprise, te défonce, te demande une vigilance de tous les instants. Parce qu’il suffit d’un battement de cil pour plonger dans le chaos. Protéger, c’est former. Donner des clés. Pas ouvrir les portes. »

Mon avis en résumé

Ce que vous aimerez :

  • Retrouver l’univers d’Olivia Ruiz
  • Une histoire originale
  • Le merveilleux style de l’auteur

Ce que vous regretterez (ou pas) :

  • Une narration coupée en morceaux
  • Ne pas en savoir assez sur les personnages

Mes notes

Univers narratif5,0/5
Intrigue5,0/5
Narration1,0/5
Personnages3,0/5
Style5,0/5
Moyenne3,8/5

Info-livre : Écoute la pluie tomber par Olivia Ruiz

couverture du livre d'Olivia Ruiz, Écoute tomber la pluie

Editeur : JC Lattès
ISBN : 978-2-7096-7008-1
Pages : 195
Date de parution : 11/05/2022

Histoires de femmes

Nos espérances
Anna Hope

A l'arrière-plan, une cabine téléphonique londonienne, au premier plan, la couverture du livre d'Anna Hope, Nos espérances
« C’est samedi, samedi c’est le jour du marché. C’est la fin du printemps ou le début de l’été. »

Les sans gloire
Laure Gombault

A l'arrière-plan, des femmes labourent un champ (1917) et au premier plan, la couverture du livre de Laure Gombault, Les sans-gloire
Travaux des champs en 1917
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Catherine Perrin
Catherine Perrin

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