🎁 Offert : Mon carnet de lecture 10 livres coups de poing - J'en profite
Promotions en cours chez mes partenaires - Je vais voir
🎁 Offert : Mon carnet de lecture 10 livres coups de poing - J'en profite
Promotions en cours chez mes partenaires - Je vais voir
🎁 Offert : Mon carnet de lecture 10 livres coups de poing - J'en profite
Promotions en cours chez mes partenaires - Je vais voir
En finir avec Eddy Bellegueule peint le portrait brutal d’une quête identitaire dans un village étouffant. Violence, virilité toxique, incompréhension et misère morale font du livre d’Édouard Louis un récit poignant bien que parfois voyeuriste.

Eddy Bellegueule, on dirait le surnom d’un gangster des années 1930. En fait non, Édouard Louis est né Eddy Bellegueule. Avouez que ça ne démarre pas bien pour lui (ça ne continue pas mieux non plus). Issu d’une famille qu’il décrit comme pauvre, que ce soit au plan monétaire, social ou intellectuel, il est différent et pas une différence que son environnement, qui met en avant la virilité, enfin une certaine forme de virilité, peut accepter.
Ses parents le traitent de gonzesse.
« Pourtant j’ignorais les causes de ce que j’étais. J’étais dominé, assujetti par ces manières et je ne choisissais pas cette voix aiguë. Je ne choisissais ni ma démarche, les balancements de hanche de droite à gauche quand je me déplaçais, prononcés, trop prononcés ni les cris stridents qui s’échappaient de mon corps, que je ne poussais pas, mais qui s’échappaient littéralement par ma gorge quand j’étais surpris, ravi ou effrayé. »
Je crains que ce genre de rejet n’ait lieu dans beaucoup de familles, indépendamment des milieux sociaux. Il arrive aussi que ce ne soit pas aussi clair pour l’intéressé (Les ailes collées, de Sophie de Baere).
Envie de le lire ?
Les boutons visibles dans l’article sont des liens affiliés. Si vous cliquez dessus pour acheter un livre, je touche une petite commission — sans coût supplémentaire pour vous. Cela m’aide à faire vivre ce blog tout en vous proposant des lectures choisies avec soin. Merci pour votre soutien !
Un homme, c’est violent, un principe plutôt bien accepté dans le village où Eddy a grandi. Violence aggravée par l’alcool. Et que dire d’une vie passée dans une usine insalubre où le travail vous bousille le dos ?
Pourtant, le père d’Eddy porte rarement la main sur lui, et il lui arrive même de pleurer (larmes d’ivrogne ?)
Eddy finit par fuir, et, si seulement la moitié (ou même un quart) de ce qui est raconté est vrai, comment lui reprocher un manque d’empathie ? L’empathie l’aurait conduit à aider ses parents et à reproduire leurs vies. Alors, fuis Eddy, fuis.
Au village d’Eddy, les garçons vont travailler à l’usine et les filles deviennent caissières avant de se marier et d’élever leurs enfants.
À plusieurs reprises, le narrateur explique que les villageois n’avaient pas la moindre idée qu’ailleurs, les choses pouvaient être différentes, pas plus qu’il en avait lui-même l’idée. Eddy n’est pas allé vers un lieu qui lui paraissait meilleur, mais il a fui une situation insupportable.
Sylvain est le cousin d’Eddy et a été élevé par leur grand-mère. Il passe sa jeunesse à voler des mobylettes et à cambrioler. Il est arrêté et envoyé en prison. Lors d’une permission, il fonce en voiture et blesse un policier. L’occasion pour Édouard Louis de traiter les violences de classe : Sylvain ne comprend pas le langage de ceux qui ont fait des études.
« Affirmeriez-vous que vos actes sont imputables à des contraintes extérieures ou avez-vous la sensation que seul votre libre arbitre était en jeu dans cette affaire ? »
Selon le narrateur, Sylvain ne comprenait pas que cette violence l’avait conduit là, il devait simplement penser que le procureur parlait comme un pédé.
Les autres garçons ont une voix grave, jouent au foot et sortent avec des filles. En se répétant tous les matins qu’il serait un dur, il essaie et il y met de la bonne volonté, mais le foot, ce n’est pas possible. Quant aux filles, c’est catastrophique sans compter l’intervention maladroite de sa sœur.
Peu importe finalement, ce qui est réalité ou fiction. Le roman est tout droit sorti de l’enfance d’Eddy Bellegueule, et c’est ce qu’il avait envie de nous dire. Et c’est ça qui compte.
Note globale : 4,5/5
Lecture un peu exigeante
Vous l’avez lu ? Donnez-moi votre avis en commentaires. Pensez à activer la cloche qui se situe avant le bouton Publier le commentaire pour recevoir un mail avec les réponses à votre commentaire.
Voir le comparatif de mes partenaires




Editeur : Points
ISBN : 978-2-7578-8505-5
Pages : 216
Date de parution : 21/09/2020
(Initialement paru en 2014 aux éditions du Seuil)

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
Un mot, une image, un lien… rejoignez-moi là où on parle lecture :
Envie d’encore plus de lecture ? Rejoignez les 700 abonnés de la newsletter gratuite Dequoilire et recevez votre carnet de lecture : 10 livres coup de poing.
Jusqu'au 03/02/2026
Livres d'occasions : profitez des réductions chez mon partenaire RecycLivre
Jusqu''à 20% de réduction
Sur tout le site (s'applique directement au panier)
Box livre : Kube offre 2 mois sur leurs abonnements annuels avec RESOLUTION26