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À une époque où disparaissent les derniers témoins des atrocités commises par les nazis, des enfants ou petits-enfants interrogent leur filiation. Anne Berest s’interroge sur sa famille, disparue à Auschwitz, Sorj Chalandon sur le rôle d’un père « qui était du mauvais côté » pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui fait du narrateur un enfant de salaud.

Service Presse
Avant le procès de Klaus Barbie, le narrateur visite la maison d’Izieu (aujourd’hui un mémorial), où ont été raflés 44 enfants juifs et 7 adultes le 6 avril 1944. À l’exception de Léa Feldblum, aucun ne reviendra. Le plus jeune des enfants avait quatre ans.
Le narrateur aurait aimé que son père soit là, pour que son père lui explique, pour qu’il l’aide à savoir et à comprendre. Que faisait-il, où était-il ce 6 avril 1944 ?
« Pourquoi es-tu devenu un traître, papa ? »
Un lourd non secret de famille, qui pèse encore plus qu’un secret découvert bien après comme le personnage du livre d’Olivia Ruiz, La commode aux tiroirs de couleurs.
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La description en parallèle du procès, des provocations de l’accusé et de ses défenseurs, des témoignages des survivants et du comportement du père du narrateur tient en haleine.
Klaus Barbie a été jugé pour crime contre l’humanité en 1987 devant les Assises du Rhône. Procès très médiatisé, à la fois parce qu’il est le premier procès tenu en France pour crime contre l’humanité et à la fois par la personnalité des avocats (Jacques Vergès, avocat de Klaus Barbie et Serge Klarsfeld pour les 113 associations et particuliers s’étant portés partis civils).
Sorj Chalandon, qui a reçu le prix Albert Londres pour la couverture du procès nous fait vivre le silence et l’impuissance de Me Vergès face aux terribles témoignages des rescapés, mais aussi les provocations de l’avocat quand la situation s’y prête et le refus de Klaus Barbie de comparaître à son propre procès.
Il assiste au procès, surveillé par son fils qui le voit bâiller aux témoignages des survivants. Tout le long du livre, le fils essaie de communiquer avec ce père tant aimé, en vain.
« J’avais trop espéré de ce procès. Prêté à mon père une intelligence qu’il n’avait pas. Ni empathie, ni pitié, ni humanité, il n’avait pas même profité de cette tempête pour prendre le temps de réfléchir à son passé. La cohorte des suppliciés défilait lentement devant lui et il lissait son revers de veste. Il arrangeait le pli de son pantalon. Il bâillait. »
Un père mythomane, inconséquent, amoureux de l’aventure, mais incapable d’y faire face. Un homme qui aurait été ridicule si les circonstances n’avaient décuplé sa capacité à faire du mal.
Il dit avoir été patriote, avoir bien connu Jean Moulin, mais il ne s’est pas étendu sur le sujet. Il prétend ensuite avoir fait partie de la division Charlemagne qui a défendu le bunker d’Hitler jusqu’au 2 mai 1945.
Est-ce vrai ?
À aucun moment, le narrateur ne cesse d’aimer son père, bien au contraire, il lui tend la main, jusqu’à la scène irréelle qui clôt le livre.
Incipit :
« Dimanche 5 avril 1987
— C’est là.
Je me suis surpris à le murmurer.
Là, au bout de la route.
Une départementale en lacet qui traverse les vignes et les champs paisibles de l’Ain, puis grimpe à l’assaut d’une colline, entre les murets de rocaille et les premiers arbres de la forêt. Lyon est loin, à l’ouest derrière les montagnes. Et Chambéry de l’autre côté. Mais là, il n’y a rien. »
L’auteur raconte plusieurs histoires en parallèle, histoires qui se répondent, se mettent en exergue les unes les autres. Une structure éclatée qui a du sens.
Difficile de juger la qualité d’une histoire qui n’est pas imaginaire, mais inspirée de faits réels, et difficile dès lors de juger le reste. Il m’a peut-être manqué un peu plus d’empathie pour le narrateur, mais c’est peut-être tout simplement parce que son expérience est difficile à partager.
C’est un livre à lire néanmoins : 4,5/5
Une des meilleures nouveautés de poche (2023)
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Editeur : Grasset
ISBN : 978-2-246-82815-0
Pages : 329
Date de parution : 18/08/2021

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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je l’ai bien aimé, notamment le parallèle entre le procès de Barbie et celui qu’il “tente ” de faire à son père 🙂
voir le boucher de Lyon apparaitre lors de son procès montant les marches c’était très fort, quelque chose qui ne s’oublie pas 🙂
Oui, le parallèle est saisissant et j’ai aussi beaucoup aimé que l’auteur retrace le procès de Klaus Barbie.