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J’ai chiné L’archipel aux sirènes pour un challenge. Il est difficilement trouvable, aujourd’hui.

Ce recueil de nouvelles mériterait un avertissement de contenu tant les stéréotypes sont nombreux, ainsi que des propos qui peuvent choquer le lecteur de 2023. Une contextualisation aussi est nécessaire parce que ce livre a été publié pour la première fois en 1921, à une époque où la Grande-Bretagne s’enorgueillissait de son empire colonial et où le respect des populations indigènes n’étouffait pas les Britanniques (pas plus que les autres pays coloniaux). Sans cette vision du monde vieille de plus d’un siècle, les nouvelles de Somerset Maugham n’auraient plus aucun sens. Alors, faut-il sortir Somerset Maugham de l’oubli ? Quel est votre avis ?
Il déteste Walker, son supérieur et gouverneur d’une petite île de Samoa. Walker se montre tyrannique envers les indigènes. Quand une tribu s’oppose à lui, il les humilie d’une façon aussi astucieuse que cruelle. À partir de là, j’ai attendu un retour de bâton dans la même veine. La fin, sombre, est un peu décevante.
C’est la nouvelle que j’ai préférée, peut-être parce qu’elle comporte moins de propos choquants que les autres. Une histoire d’amour infiniment triste qui montre toute l’absurdité du monde.
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Un missionnaire rigide, qui se vante d’avoir mis les indigènes au pas dans l’île où il a été nommé, se heurte à une prostituée. Dans la maison où ils sont contraints de résider en attendant que la pluie cesse, la jeune femme fait venir des hommes et la musique résonne. Impitoyable, le missionnaire est bien décidé à la chasser, et peu importe les conséquences pour elle. Il est persuadé d’arracher une âme au diable. Mais elle aussi perverse que Cathy Ames, un des personnages d’À l’est d’Eden de John Steinbeck.
La conclusion comporte une morale encore une fois très noire.
Un homme blanc épouse une métisse. Il n’aurait pas dû, il aurait dû en faire sa maîtresse, pensent ses compatriotes qui lui battent froid. Le dénouement leur donne raison.
Bateman Hunter est inquiet pour son meilleur ami, Edward Barnard, parti à Samoa et dont les lettres n’annoncent pas le retour. La confrontation entre les deux hommes et le dénouement de la nouvelle sont savoureux. Et pour la première fois, une remise en cause de la culture anglaise de l’époque.
Une histoire fantastique, mais faut-il la croire ?
La mise en place des nouvelles est plus longue que ce à quoi on s’attend aujourd’hui. Une fois l’intrigue commencée, j’ai néanmoins eu envie d’aller jusqu’au bout parce que la narration est parfaitement maîtrisée.
Incipit (Mackintosh) :
« Il s’ébroua dans la mer pendant quelques minutes ; il n’y avait pas suffisamment de fond pour nager et il n’osait s’aventurer plus loin de peur des requins ; puis, il sortit de l’eau et entra dans la douche. »
Citation :
« Les Canaques1 appartiennent à une race solide, et la beauté n’est pas rare chez eux, mais c’est celle d’animaux aux formes harmonieuses, une beauté vide. »
(1) Le mot canaque a d’abord été utilisé pour désigner les indigènes de plusieurs îles d’Océanie. Le mot qui a aujourd’hui changé de graphie (Kanak) ne désigne plus que le premier peuple de Nouvelle-Calédonie.
Le nom de Somerset Maugham (1874 – 1965) ne vous dit peut-être pas grand-chose, sauf si cette chanson vous trotte dans la tête :
Comme dans ces nouvelles pour dames
Alain Souchon
De Somerset Maugham
Il a pourtant été un des auteurs anglais les plus populaires. Alors, faut-il le sauver de l’oubli ?
| Univers narratif | 5.0/5 |
| Personnages | 3.0/5 |
| Intrigues | 4.0/5 |
| Narration | 5.0/5 |
| Inclusivité | 0.0/5 |
| Moyenne | 3.4/5 |
Lecture un peu exigeante
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Editeur : 10/18
ISBN : 2-264-02191-8
Pages : 287
Date de parution : 01/03/1996

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