Le journal de ma disparition — Camilla Grebe

Tout est efficace dans Le journal de ma disparition : l’intrigue aux nombreux rebondissements, les personnages et bien sûr l’écriture. Si les histoires très très noires ne vous gênent pas, c’est un livre que je vous recommande.

A l'arrière-plan une forêt, au premier plan, la couverture du livre de Camilla Grebe, Le journal de ma disparition
Des adolescents, dont Malin, découvrent le squelette d’une petite fille alors qu’ils pensaient s’amuser à boire de la bière et à fumer.

Temps de lecture : 4 min
Arrière plan de l’image : Photo par Gustav Gullstrand surUnsplash

Que se passe-t-il ?

Des adolescents, dont Malin, découvrent le squelette d’une petite fille alors qu’ils pensaient s’amuser à boire de la bière et à fumer. Des années plus tard, Malin est devenue policière et fait partie de l’équipe chargée de résoudre le cold case.
Le début du roman annonce la couleur : la nuit, un squelette d’enfant, ce sera noir, très noir.

Les rebondissements sont nombreux, il y en a même un peu trop, et je serais surprise que vous voyiez arriver le tout dernier, à quelques pages de la fin.
Même si j’ai trouvé certains éléments tirés par les cheveux, je n’ai pas boudé mon plaisir (surtout après avoir lu des livres de la rentrée littéraire), c’est un roman policier et il fonctionne. Que demander de plus ?

Où et quand ?

De nos jours à Ormberg, sur fond de désindustrialisation, de chômage, d’alcoolisme et de racisme.

Oui, c’est noir, je vous aurais prévenu.
Mais derrière ce thriller réussi, l’auteur envoie un message dont vous ne comprendrez la force qu’à la fin.

Les personnages

#Malin
Elle n’a qu’un rêve, fuir Ormberg et les souvenirs qui y sont attachés. D’ailleurs, elle a réussi, elle va bientôt épouser Max qui travaille à Stockholm dans une compagnie d’assurance. Comme elle est un des personnages les plus importants du livre, j’ai regretté qu’on n’en sache pas plus à la fin. J’ai ensuite compris que j’avais déjà croisé Malin dans L’Archipel des larmes et qu’on la retrouve dans d’autres romans que je n’ai pas encore lus. Si vous le pouvez, lisez-les dans l’ordre.

Un cri sous la glace (2017) Dans ma PAL
Le Journal de ma disparition (2018)
L’Ombre de la baleine (2019)
L’Archipel des larmes (2020)

#Jake
Jake n’a que quinze ans et se perçoit comme un monstre parce qu’il aime s’habiller en fille. Il va se retrouver impliqué dans l’histoire sans l’avoir voulu. Pour dissimuler son secret — il était vêtu d’une robe quand il a été témoin du retour d’une des protagonistes —, il décide de mener l’enquête. Et il vaincra sa peur des adolescents, terreurs villageoises, ceux qui le harcelaient.

Jake est un personnage très attachant qui évolue tout au long du livre.

L’écriture

Fluide et efficace, idéale pour que le lecteur vive un bon moment de lecture.

Incipit :

« Ce soir-là, j’ai traversé les bois agrippée au bras de Kenny. Ce n’était pas par peur, bien sûr — je ne croyais pas aux fantômes, à la différence de beaucoup d’autres. Comme la mère de Kenny, par exemple, qui passait son temps devant le téléviseur à regarder des médiums de pacotille fouiller de vieilles demeures soi-disant hantées en quête d’esprit inexistant. »

Citation :

« — Oui, mais ici, ça fait des générations que ça dure ! Avant la crise du textile et la faillite de Brogren, il y avait une scierie et une usine métallurgique. Maintenant, il n’y a rien. Rien du tout. Les gens se sentent abandonnés. Normal que ça les agace de voir les demandeurs d’asile arriver et se faire tout servir sur un plateau d’argent : du personnel arabophone au centre de soin de Vingåker, des créneaux horaires spéciaux pour les femmes à la piscine… »

Mon avis en résumé

Ce que vous aimerez :

  • Un roman policier efficace
  • Un message fort
  • Un excellent divertissement

Ce que vous regretterez (ou pas) :

  • Une atmosphère très très sombre

Mes notes

Univers narratif5,0/5
Intrigue4,0/5
Personnages4,5/5
Écriture 5,5/5
Moyenne4,6/5

Info-livre : Le journal de ma disparition par Camilla Grebe

Couverture du livre de Camilla Grebe, Le journal de ma disparition

Editeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-09271-1
Pages : 480
Date de parution : 30/01/2019

Sur fond de chômage et d’alcool

En finir avec Eddy Bellegueule
Édouard Louis

A l'arrière-plan, un ballon de foot et au premier plan, la couverture du livre d'Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule
Les autres garçons ont une voix grave, jouent au foot et sortent avec des filles.

Leurs enfants après eux
Nicolas Mathieu

Photos d'un haut fourneau, d'une moto et de bouteilles de bière. Couverture du livre de Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux.
Les conséquences de la désindustrialisation.
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Catherine Perrin
Catherine Perrin

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