Les enfants de minuit — Salman Rushdie

En arrière-plan, un bâtiment de Bombay et au premier plan, la couverture du livre de Salman Rushdie, Les enfants de minuit
Au XXe siècle en Inde et au Pakistan

Faute d’avoir peut-être compris toutes les allusions à l’histoire de l’Inde et du Pakistan, je n’ai vu dans Les enfants de minuit de Salman Rushdie qu’une interminable saga familiale au style bavard. Mais c’est un roman apprécié, et peut-être, aurez-vous un avis différent.

Comment débute le livre ?

Le 15 août 1947, à minuit exactement, le narrateur, Saleem Sinai, naît dans une maternité de Bombay. Il interrompt son histoire parce qu’il veut remonter à son origine, trente-deux ans auparavant. À cette époque, son grand-père Aadam Aziz est un jeune médecin, frais émoulu de l’université d’Heidelberg. Il est ensuite revenu en Inde, marqué par son séjour en Occident. Saleem nous relate sa vie d’alors, ses amis allemands, le vieux passeur Tai, mais tout ça, c’était avant qu’il rencontre, d’une bien curieuse façon, la jeune fille qu’il va épouser.

Qu’en ai-je pensé ?

Que ce livre est long ! Il est long parce qu’il continue comme il a commencé, le narrateur débute un récit puis s’interrompt : « mais laissez-moi raconter l’histoire dans l’ordre ». Et c’est reparti.

Il se passe pourtant beaucoup de choses dans ce roman, ne serait-ce que, parce que né le 15 août 1947, au moment précis où l’Inde devient indépendante, Saleem possède un pouvoir magique. Il n’est pas le seul, mille et un enfants, nés le même jour, entre minuit et une heure du matin, bénéficient de pouvoirs aussi variés dans leur nature que dans leur puissance. Et… eh bien pas grand-chose, ce qui devrait être l’épine dorsale du livre s’avère être un pétard mouillé qui rend la fin de l’histoire peu crédible.

De plus, il est survenu autre chose cette nuit-là, une épée de Damoclès reste en suspens au-dessus de la tête de Saleem, mais elle ne tombera qu’à moitié.

Bon, j’avoue, je suis passée complètement à côté de ce livre, d’abord à cause de la narration, mais ce n’est pas tout.

Envie de le lire ?

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Quels sont les thèmes ?

  • L’Inde au XXe siècle
  • Indépendance
  • Différence
  • Saga familiale
  • Réalisme magique

Où et quand ?

Le roman se déroule au XXe siècle en Inde et au Pakistan. Je n’avais sans doute pas les références pour apprécier les allusions de l’auteur, à moins que celles que je pouvais comprendre ne m’aient pas touchée. Aussi. Et n’attendez pas de descriptions minutieuses, il n’y en a pas.

Qui sont les personnages ?

Les personnages sont stéréotypés et j’ai eu du mal à m’intéresser à eux.

Saleem Sinai, le narrateur
Il est facile de comprendre l’attente impatiente de sa venue au monde et les drames qui en découlent sont une métaphore de la naissance de sa patrie en tant que nouvelle nation indépendante. Mais, encore une fois, je suis passée à côté.

Les personnages historiques
Les allusions sont nombreuses, mais parce que je ne connais que les grands noms, s’il y avait quelque chose à comprendre, ce quelque chose m’a complètement échappé. L’un (e) d’entre eux joue pourtant un rôle essentiel. Hélas, je n’y ai pas cru une minute.

Comment est-ce écrit ?

Un style bavard, et pendant plus de 800 pages, c’est long.

Incipit :

« Il était une fois… je naquis à Bombay. Non, ça ne marche pas, il ne faut pas perdre la date de vue : je suis né dans la maternité du docteur Narlikar, le 15 août 1947. Et l’heure ? L’heure a également de l’importance. D’accord : la nuit. Non, il est important d’être plus… À minuit sonnant, exactement. »

Citation :

« Une nuit, je m’éveillai à minuit et je trouvai mon grand-père en train de rêver dans ma tête, et je ne pus m’empêcher de le voir comme il se voyait lui-même — un vieil homme qui s’effondrait et au centre duquel, quand la lumière était bonne, on pouvait distinguer une ombre gigantesque. Au fur et à mesure que les convictions qui avaient donné sa force à sa jeunesse se desséchaient sous l’influence combinée de l’âge, de la Révérende Mère et de l’absence d’amis aux affinités communes, un trou ancien réapparaissait au milieu de son corps, le transformant en vieillard ratatiné et vide… »

Mon avis en résumé

Ce que j’ai aimé

  • L’originalité de l’histoire

Ce que j’ai regretté (mais peut-être pas vous)

  • La narration trop molle
  • L’écriture verbeuse

Mes notes

Univers narratif2.5/5
Personnages3.0/5
Intrigue3.0/5
Écriture2.0/5
Moyenne2.6/5
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Lecture exigeante

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Info-livre : Les enfants de minuit par Salman Rushdie

Couverture du livre de Salman Rushdie, Les enfants de minuit

Editeur : Folio
ISBN : 978-2-07-040263-2
Pages : 814
Date de parution : 28/01/2010

Photo de Catherine Perrin

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire

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