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Pas d’enthousiasme démesuré pour ma part, Les impatientes racontent une histoire plus universelle qu’elle n’y paraît. Il y a pourtant une différence pour ces femmes peules : l’impossibilité de réclamer de l’aide à qui que ce soit. Notre seule supériorité : avoir conscience du problème, et des structures d’accueil existent, même s’il reste encore beaucoup à faire. Prix Goncourt des lycéens 2020.

Ramla et sa demi-sœur Hindou se marient le même jour, la première avec un homme qui l’a aperçue, l’a voulue, l’a demandée en mariage et a obtenu ce qu’il désirait. Et tant pis si Ramla était fiancée à un autre homme, tant pis si son futur mari a déjà une épouse, Safira. Hindou épouse son cousin qui traîne une mauvaise réputation.
Chaque femme, Ramla, Hindou et Safira – elles sont les impatientes – va prendre la parole à tour de rôle et raconter son histoire.
Mais au-delà de la culture d’un pays lointain, similaire à celle du livre d’Emilienne Malfatto, Que sur toi se lamente le Tigre, c’est bien un récit universel qui est narré : femmes abandonnées et jalouses, femmes battues, qui oserait dire que ça n’existe pas chez nous ? Mariage forcé, peut-être, mais rien n’est moins certain.
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Dans des familles peules et musulmanes. J’ai particulièrement aimé la description de la tradition, une chape de plomb, admirablement restituée par Djaïli Amadou Amal. Un avantage pour certains hommes, mais pas forcément pour tous. Quant aux femmes, comment pourraient-elles s’en sortir, alors que même leurs mères ne peuvent rien faire pour elles ? Bien au contraire, les fautes de la fille risquent de retomber sur elles, un chantage affectif très efficace pour calmer les plus rebelles.
Les femmes sont soumises à leur père puis à leur mari. Rien ne sera jamais la faute des hommes, tout ne peut être que la faute de la femme. Dans ce cas, comment tolérer que qui se soit les soutiennent ? La vie familiale se déroule entre asservissement, peur et coups.
Les injonctions lancinantes sur la patience (Munyal) accroissent le sentiment d’enfermement, d’étouffement.
#Ramla
Elle est la plus instruite des trois, on l’a laissée passer le bac, mais elle qui rêvait d’études supérieures se retrouve à dix-sept ans la deuxième épouse d’un homme riche. Elle a supplié qu’on ne la force pas à se marier avec un homme qu’elle n’aimait pas. Elle a fini par céder, mais avait-elle vraiment le choix ?
#Hindou
Elle ne demande pas grand-chose, un gentil mari, même un homme qu’elle n’a pas choisi, ça lui irait. Hélas !
#Safira
Plus âgée que les deux autres jeunes femmes — elle a trente-cinq ans — elle est aussi la plus déterminée à sortir de sa situation et quand j’écris sortir de sa situation, il ne s’agit pas de conquérir son indépendance, mais bien de retrouver la situation initiale, sans deuxième épouse.
J’ai eu un peu de mal avec le vocabulaire utilisé par Djaïli Amadou Amal. Aucun doute, il y a des viols dans ce livre, mais est-ce qu’une de ces femmes emploierait ce mot alors que sa famille lui a enseigné depuis la plus tendre enfance que son mari avait tous les droits ?
Le ton du roman ne m’a pas paru cohérent avec ce qu’avaient vécu ses femmes et avec ce qu’elles vivaient encore, une soumission obligée, fortement aidée par le manque d’instruction des filles.
Incipit :
« Patience, mes filles ! Munyal ! Telle est la seule valeur du mariage et de la vie. Telle est la vraie valeur de notre religion, de nos coutumes, du pulaaku. Intégrez-là dans votre vie future. Inscrivez-la dans votre cœur, répétez là dans votre esprit ! Munyal, vous ne devez jamais l’oublier ! » fait mon père d’une voix grave.
Citation :
« Tu feras ce que ton père et tes oncles te diront. D’ailleurs as-tu le choix. Épargne-toi des soucis inutiles, ma fille. Épargne-moi aussi, car ne te leurre pas, la moindre de tes désobéissances retombera invariablement sur ma tête. »
| Univers narratif | 5,0/5 |
| Personnages | 5,0/5 |
| Intrigue | 5,0/5 |
| Écriture | 5,0/5 |
| Cohérence entre l’écriture et l’histoire | 1,0/5 |
| Moyenne | 4,2/5 |
Lecture un peu exigeante
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Editeur : J’ai lu
ISBN : 978-2-290-25294-9
Pages : 283
Date de parution : 05/01/2022

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
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