Rosa Candida — Auður Ava Ólafsdóttir

Rosa Candida d’Auður Ava Ólafsdóttir narre la jolie histoire d’un jeune homme immature. L’intrigue est originale, l’écriture addictive, ce qui compense l’impression d’une histoire qui part dans tous les sens.

Des roses en arrière-plan, et la couverture du livre de Auður Ava Ólafsdóttir, Rosa Candida
Dans la plus belle roseraie du monde…

Que se passe-t-il ?

Arnljótur Thórir, vingt-deux ans, quitte son Islande natale pour se rendre dans un monastère où subsiste la plus belle roseraie du monde. Il laisse derrière lui un père âgé et un jumeau handicapé, mais pas seulement. Il laisse aussi une petite fille de sept mois qu’il a eu lors d’une brève nuit d’amour.

J’ai été déçue par la fin ouverte, dois-je rappeler que je déteste ça, la plupart du temps ?

Le rythme est lent et il ne s’y passe pas grand-chose, ou les évènements ne sont pas si importants que ça. Je ne me suis pourtant pas ennuyée une minute tant j’ai eu envie savoir ce qu’Arnljótur allait découvrir sur sa route.

Où et quand ?

D’abord en Islande, ensuite sur le continent, dans un village perdu, où les habitants parlent encore un patois en train de disparaître.

À une époque où il fallait trouver une cabine téléphonique pour bavarder avec ses proches.

Qui sont les personnages ?

Arnljótur Thórir
Pas forcément très attachant, ce jeune homme travaillé par ses hormones et qui n’en fait qu’à sa tête. Il a pourtant une passion héritée de sa mère, il aime cultiver les plantes et rêve de restaurer la roseraie du monastère.

La famille d’Arnljótur
Sa mère, plus jeune que son père, est décédée dans un accident de voiture. Son père est un homme aimant, qui s’inquiète que son fils ait voulu partir. Et même si Arnljótur n’est pas en couple avec la mère de sa petite fille, ce n’est pas ça qui va arrêter son papa.

Anna
À première vue, la maman de Flóra Sól, étudiante en génétique est parfaitement capable de se débrouiller. À première vue seulement. Son personnage est un peu effacé et c’est dommage.

Frère Thomas
Cinéphile averti (sauf en ce qui concerne les films d’Hollywood), frère Thomas puisse dans sa connaissance du cinéma, les réponses qu’il donne à Arnljótur. J’avoue que ses messages me sont souvent passés au-dessus de la tête, même si j’ai reconnu, çà et là, quelques films.

Comment est-ce écrit ?

J’ai beaucoup aimé l’écriture d’Auður Ava Ólafsdóttir. Alors que notre personnage principal commence son périple et qu’on se demande où ça va le conduire tout ça, la fluidité de la lecture m’a portée jusqu’au passage où les choses vont basculer pour Arnljótur.

Incipit :

« Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman — quelque chose qu’elle aurait pu cuisiner en pareille occasion. »

Citation :

« Le grand-père frais émoulu demanda s’il devait aller chercher Jósef à son foyer pour voir le bébé. Je lui dis ce qu’il en était, à savoir que mon amie et moi ne nous connaissions pas beaucoup et que je ne l’avais pas encore initiée aux affaires de la famille ; je n’avais pas mentionné mon frère qui fête son anniversaire le même jour que moi, je n’avais pas parlé de ce qui me liait à maman. Nous n’étions pas sur un plan d’intimité, en débit du fait que nous avions eu une relation intime une seule et unique fois. »

Mon avis en résumé

Ce que j’ai aimé :

  • Une intrigue originale
  • L’écriture de l’auteur
  • Le papa d’Arnljótur

Ce que j’ai regretté (mais peut-être pas vous) :

  • Une fin ouverte
  • Le récit part parfois dans tous les sens

Mes notes

Univers narratif5,0/5
Personnages4,0/5
Intrigue4,0/5
Écriture 5,0/5
Moyenne 4,5/5
Couverture du livre de Auður Ava Ólafsdóttir, Rosa Candida

Editeur : Zulma
ISBN : 2843047331
Pages : 288
Date de parution : 07/05/2015

Relations père-enfant

La nuit des pères
Gaëlle Josse

En arrière-plan, un village dans les Alpes, au premier plan, la couverture du livre de Gaëlle Josse, La nuit des pères
Le roman se déroule dans un village montagnard, à plus de deux heures de Chambéry.

Je me souviens de Falloujah
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A l'arrière-plan, un pont. Au premier plan, la couverture du livre de Feurat Alani, Je me souviens de Falloujah.
Les histoires de Rami et d’Euphrate se répondent, se rapprochent, s’éloignent.
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Catherine Perrin (cath_lit_et_chronique)
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Rédactrice NetGalley

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