La dernière morsure — Apollonie Sbragia

Une intrigue noire, glauque pour un livre qui ne se lâche pas, malgré quelques invraisemblances. L’écriture de La dernière morsure est parfaite. Amateurs de romans très noirs, vous aimerez ce livre.

En arrière-plan, une main qui sort de l'eau, au premier plan, la couverture du livre de Apollonie Sbragia, La dernière morsure
Une femme qui se noie

Finaliste du prix des chroniqueurs auto-édition 2022

L’intrigue

Un homme et son chien découvrent en forêt le cadavre d’un enfant, dissimulé dans un sac poubelle. L’enquête est confiée à Alex et Giancarlo que Malik viendra rejoindre.
L’histoire commence de façon très réaliste, l’équipe d’enquêteurs est composée d’agents du 36 rue du Bastion (nouvelle adresse de la police judiciaire qui siégeait au 36 quai des Orfèvres) puis s’éloigne de la vraisemblance, Alex se comportant de moins en moins professionnellement. Parallèlement, l’intrigue devient de plus en plus prenante, de plus en plus glauque aussi. La dernière morsure est un roman noir, très noir, très très noir.

Impossible pourtant de ne pas tourner les pages les unes après les autres, même si de temps en temps une incohérence me sortait un peu de ma lecture.

L’univers narratif

De nos jours à Paris et dans la région parisienne. Le fait que les descriptions concernent surtout les scènes de crime contribue à ancrer l’histoire dans un cauchemar.

Les personnages

#Alex
Elle n’en fait qu’à sa tête, ce qui lui vaut d’être brisée par une enquête passée. Si les flics malmenés par leur métier sont légion courante dans les romans policiers, l’autrice est allée plus loin que ce qu’on peut trouver d’habitude.

#Giancarlo
Très protecteur envers Alex, son métier lui coûte sa vie familiale (trop absent, etc., etc.). Bon policier, certes, mais — comme sa hiérarchie — il ne se rend pas compte de l’état d’Alex. Quand j’ai compris ce qui était arrivé à cette dernière, je me suis posé des questions sur l’indifférence de son entourage.

#Malik
Certainement le personnage le plus intéressant, et doué d’un peu plus de bon sens que les autres. Malheureusement, il n’a qu’un rôle secondaire. Sans lui, l’intrigue serait à peu près la même. Que fait-il réellement là ?

L’écriture

Elle est parfaite. Croyez-moi, vous aurez du mal à quitter La dernière morsure avant la dernière page.

Incipit :

« — Où êtes-vous précisément ?
— À Nice, juste en face de la gare. C’est étrange, car ça fait longtemps que je n’y suis pas retournée. Plus de dix ans, je crois. Il fait beau. Je me demande ce que je fais là… au milieu de ces gens qui vont et viennent sans me voir. »

Citation :

« Oui, elle savait ce dont elle était capable quand elle perdait son sang-froid : d’oublier ses responsabilités de flic, d’oublier qu’un flic n’avait pas les pleins pouvoirs et qu’il y avait des lois qu’il fallait respecter au nom de la présomption d’innocence.
Il lui restait encore cette once de lucidité : elle ne devait plus se fier à elle, du moins lorsqu’il était question de telles décisions. »

Mon avis en résumé

Ce que vous aimerez :

  • Un livre qui ne se lâche pas
  • L’écriture

Ce que vous regretterez (ou pas) :

  • Un manque de vraisemblance

Mes notes

Univers narratif 4,0/5
Personnages3,0/5
Intrigue4,0/5
Écriture4,5/5
Moyenne3,9/5

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Surface
Olivier Norek

Une femme blessée

Info-livre : La dernière morsure par Apollonie Sbragia

Editeur : Autoédition
Pages : 244
Date de parution : 18/01/2021

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Catherine Perrin
Catherine Perrin

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