Marcel Proust – À la recherche du temps perdu

En arrière-plan, une pile de livre et une horloge. Au premier plan, la couverture du livre de Marcel Proust, La prisonnière.
Le plaisir de se perdre dans l’œuvre

Si À la recherche du temps perdu — 2400 pages quand même — vous est tombé des mains, il n’y a pas mort d’hommes, j’ai à mon actif des classiques que je n’ai jamais terminés (Moby Dick, Mrs Dalloway…). En revanche, si vous vous demandez si vous devez essayer, vous êtes au bon endroit.

Devez-vous le lire ?

Les pour et les contre

Pour

  • Parce que Mme Verdurin, la duchesse de Guermantes, Gilberte, Albertine et bien d’autres
  • Parce que s’y perdre est un bonheur
  • Parce que personne n’a décrit les émotions suscitées par la musique comme lui
  • Parce que personne n’a décrit les émotions en général comme lui
  • Parce que son travail sur la mémoire et le temps qui passe est remarquable
  • Parce que le roman fait parfois sourire, ou agace…

Contre

  • Parce qu’il faut de temps à autre relire deux ou trois fois une phrase pour comprendre
  • Parce qu’il y a des longueurs
  • Parce qu’il se passe peu de choses
  • Parce que le narrateur, jeune snob, roi des procrastinateurs, peut être agaçant

Par quoi commencer ?

Les amateurs de Proust ne peuvent s’empêcher d’écrire sur lui. La délicieuse bande dessinée de Chloé Cruchaudet, Céleste Bien sûr monsieur Proust ou encore Clara lit Proust vous en diront plus sur son univers.

Lisez ensuite Un amour de Swann (340 pages), un récit autonome, et si vous êtes conquis, à vous la lecture d’À la recherche du temps perdu :

  • Du côté de chez Swann
  • À l’ombre des jeunes filles en fleurs (prix Goncourt 1919)
  • Le Côté de Guermantes
  • Sodome et Gomorrhe I et II
  • La prisonnière
  • Albertine disparue
  • Le Temps retrouvé

Vous-êtes vous déjà lancé dans cet oeuvre ? Dites-le moi en commentaires.

Les chroniques

J’ai commencé de lire l’œuvre de Marcel Proust bien avant d’ouvrir ce blog, mais j’avais calé à La prisonnière qui est loin d’être mon volume préféré. Puis à force de tourner autour (trois livres sont chroniqués sur le site sur Marcel Proust), de lire des avis sur les réseaux sociaux, j’ai fini par m’y remettre.

La prisonnière

Le narrateur ne se montre pas au mieux, et lorsque la fin arrive, je me suis dit qu’il ne l’avait pas volé.

Que se passe-t-il ?

Albertine est venue vivre avec le narrateur qui envisage de l’épouser, il en a parlé à sa mère (qui est contre), mais pas à la jeune fille. Il n’est d’ailleurs pas certain d’aimer Albertine, mais la jalousie le torture — ne lui préfère-t-elle pas une femme ?

Le narrateur est malade, sort peu, Albertine est donc contrainte de sortir seule. Seule, mais est-ce bien certain ?

« On aime que ce en quoi on poursuit quelque chose d’inaccessible, on n’aime que ce qu’on ne possède pas, et bien vite, je me remettais à me rendre compte que je ne possédais pas Albertine. »

C’est le thème du livre, et franchement, Marcel Proust en fait des tonnes pages et des pages.

Le narrateur, toujours mondain

Misia Sert
Misia Sert, un modèle possible de madame Verdurin

Le narrateur se rend tout de même à une soirée chez madame Verdurin. Un passage plus léger du roman où l’auteur décrit admirablement les petits jeux sociaux. La grande aristocratie dédaigne saluer la Patronne, à l’exception de la reine de Naples :

« Seule la reine de Naples, en qui vivait le même noble sang qu’en ses sœurs l’impératrice Elizabeth et la duchesse d’Alençon, se mit à causer avec Mme Verdurin comme si elle était venue pour le plaisir de la voir plus que pour la musique et pour M. de Charlus… »

Portrait de la reine de Naples
Marie en Bavière, reine de Naples

La musique

La musique de Vinteuil est l’objet des plus belles pages du livre :

« Ainsi, tout d’un coup, je me reconnus, au milieu de cette musique nouvelle pour moi, en pleine sonate de Vinteuil ; et, plus merveilleuse qu’une adolescente, la petite phrase, enveloppée, harnachée d’argent, toute ruisselante de sonorités brillantes, légères et douces comme des écharpes, vint à moi, reconnaissable sous ces parures nouvelles. »

Vous serez sans doute surpris d’apprendre que le roman s’achève sur un cliffhanger, de quoi donner envie de lire la suite, tout en redoutant (un peu) les interminables phrases que l’évènement va inspirer à l’auteur.

Histoires d’amour improbables

On a aussi le droit d’aimer des livres plus légers.

Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla
Jean-Christophe Rufin

A l'arrière-plan, 7 photos de mains qui se joignent, au premier plan, la couverture du livre de Jean-Christophe Rufin, Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla
… la vie qui s’allonge favorise non seulement les ruptures, mais aussi les retrouvailles.

Rosa Candida
Auður Ava Ólafsdóttir

Des roses en arrière-plan, et la couverture du livre de Auður Ava Ólafsdóttir, Rosa Candida
Dans la plus belle roseraie du monde…

À vous maintenant

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Info-livre : La prisonnière – Marcel Proust

Couverture du livre de Marcel Proust, La prisonnière

Editeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-08215-6
Pages : 570
Date de parution : 23/04/2008

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Catherine Perrin (cath_lit_et_chronique)
Catherine Perrin (cath_lit_et_chronique)

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