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Je suis un peu passée à côté de Sido, j’ai préféré certains textes du recueil Les Vrilles de la Vigne où j’ai davantage retrouvé l’écriture sensuelle de Colette. Pas un de mes livres préférés de l’autrice, donc.

Dans ce texte, Colette évoque son enfance, ses frères et sœurs, surtout sa mère « Sido ».
J’ai trouvé beaucoup de distance envers sa famille. Elle avoue ne pas avoir été proche ni de son père (pourtant personnage intéressant) ni de sa sœur aînée, très mystérieuse, et dont on devine les difficultés de vivre. Son amour pour sa mère est celui de son enfance, elle semble s’être détachée depuis. Quant à ses frères, pas d’affection démesurée non plus, ils étaient là, ils le sont toujours et c’est tout.
Depuis 2025, les œuvres de Colette sont libres de droits. Vous pouvez télécharger Sido sur le site Ebooks libres et gratuits. Vous pouvez aussi les acheter, si vous souhaitez une lecture plus confortable.
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Sido
La mère de Colette est une femme atypique pour son temps, pas enchantée du mariage de sa fille. Elle lui transmet l’amour de la nature.
Le Capitaine
Le père de Colette est un homme de son époque. Il aime ses enfants, mais un père n’était pas censé être proche d’eux.
Les frères de Colette
Ils sont qualifiés de sauvages et de sylphes1. La narratrice évoque les aventures de leur enfance, et pour le plus jeune, ce qu’il est devenu.
L’écriture, très belle, m’a pourtant semblé plus sèche, plus froide que dans d’autres livres, et même que dans les textes qui suivent.
Incipit :
« - Et pourquoi cesserais-je d’être de mon village. Il n’y faut pas compter. Te voilà bien fière, mon pauvre Minet-Chéri, parce que tu habites Paris depuis ton mariage. Je ne peux pas m’empêcher de rire en constatant combien tous les Parisiens sont fiers d’habiter Paris, les vrais parce qu’ils assimilent cela à un titre nobiliaire, les faux parce qu’ils s’imaginent avoir monté en grade. »
Il s’agit de vingt textes écrits entre 1905 et 1908. J’ai été davantage touchée par certaines nouvelles que par d’autres.
Un texte plein d’humour qui décrit admirablement ce que la musique peut faire ressentir.
« Sa grande bouche généreuse s’ouvrait, et j’en voyais s’envoler les notes brûlantes, les unes pareilles à des bulles d’or, les autres comme des rondes roses pures… Des trilles brillaient comme un ruisseau frémissant, comme une couleuvre fine ; de lentes vocalises me caressaient comme une main traînante et fraîche. »
Une description qui m’émerveille, comme celle de Marcel Proust dans La prisonnière.
Colette qui a jeté son bonnet par-dessus les moulins et veut réussir au théâtre a une « amie convenable », Valentine. Belles-de-jour évoque le problème inattendu des femmes trop apprêtées. Valentine revient dans De quoi est-ce qu’on a l’air, sur l’importance des apparences, ainsi que dans La guérison où l’autrice rappelle avec talent les étapes du deuil amoureux.
Le miroir
Colette dialogue avec Claudine, presque son double. Un texte délicieux.
La narratrice est seule avec ses animaux en cette soirée. Elle constate qu’une nouvelle année n’a plus de sens pour elle.
« La forme des années a changé pour moi, durant que moi, je changeais. L’année n’est plus cette route ondulée, ce ruban déroulé qui de janvier montait vers le printemps, montait, montait vers l’été pour s’y épanouir en calme plaine, en prés brûlants coupés d’ombres bleues, tachés de géraniums éblouissants, puis descendait vers un automne odorant, brumeux, fleurant le marécage, le fruit mûr et le gibier, puis s’enfonçait vers un hiver sec, sonore, miroitant d’étangs gelés, de neige rose sous le soleil… »
J’aime surtout l’écriture si sensuelle de Colette, et pas toujours le fond de ses textes. C’est le cas de Sido.
| Univers narratif | 5.0/5 |
| Personnages | 4.0/5 |
| Intrigue | 3.0/5 |
| Écriture | 5.0/5 |
| Moyenne | 4.1/5 |
Lecture un peu exigeante
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Editeur : LGF/Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-93897-2
Pages : 284
Date de parution : 15/06/2022
(Sido est paru initialement en 1930 et Les Vrilles de la vigne en 1908).

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
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Coucou ! J’ai lu Colette quand j’étais ado, j’en ai gardé un bon souvenir mais sans plus. Avec mes yeux d’adulte, il faudrait que je m’y remette : je suis sûrement passée à côté de plein de choses !!
Pareil ! Mais j’ai lu les incontournables Claudine, mais ce ne sont pas les livres que je préfère.