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Depuis quelques années, les livres basés sur des histoires vraies et des faits réels ont le vent en poupe. Avec une question cependant : qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Eh bien, il faut creuser dans les différentes façons d’écrire à partir de la réalité. Suivez-moi pour découvrir ce qui vous convient le mieux.
La meilleure biographie de Stefan Zweig est sans doute celle de Marie-Antoinette. En s’appuyant sur une immense documentation (lettres, journaux intimes, archives), il ne modifie pas les faits, mais il en analyse les causes et propose une lecture psychologique. J’ai été surprise d’en apprendre autant sur un personnage pourtant très connu des Français. Cette approche est tout aussi fascinante dans Marie Stuart ou dans Magellan.
Marguerite Yourcenar s’est également référée à des sources, principalement au récit de Spartien (Aelius Spartianus) dans l’Histoire d’Auguste et l’Histoire romaine de Dion Cassius pour écrire Mémoires d’Hadrien. Elle est restée fidèle à la vérité historique, mais elle a imaginé une longue lettre de l’empereur Hadrien, au soir de sa vie, à son neveu Marc Aurèle. Elle a inventé une voix, et ce faisant a ouvert la voie à l’exofiction.
L’exofiction est un genre littéraire qui consiste à romancer la vie d’une personne réelle en y intégrant des dialogues et des scènes imaginaires.
Dans Charlotte, David Foenkinos écrit presque en vers libre, intervient dans le récit et remplit les vides laissés par la documentation sur la peintre. Beaucoup d’émotion dans ce récit. Dans Bakhita, Véronique Olmi s’appuie sans doute sur le livre que Bakhita a elle-même rédigé. Mais dans ce livre plus que dans tout autre, j’aurais aimé une frontière moins floue entre la réalité et l’œuvre littéraire. Certes, l’indignation était bien là, mais à quoi la devais-je, à l’histoire de Bakhita ou au talent de la romancière ?
La mort est mon métier de Robert Merle vous entraîne dans la tête d’un bourreau, Rudolf Lang pour Rudolf Höss, le commandant d’Auschwitz. Robert Merle considérait que les mémoires de Höss n’étaient pas fiables et s’est basé sur des entretiens du commandant avec un psychologue américain. Dans la première partie, il a imaginé l’enfance du tortionnaire alors que, dans la deuxième partie, il a estimé avoir fait un travail d’historien.

Imaginer les pensées d’un personnage historique ? Pourquoi ne pas aller plus loin en l’imaginant enquêter sur un crime, par exemple ? S.J. Benett imagine la reine Elizabeth II enquêtant sur un meurtre, avide de connaître la vérité, mais à qui le protocole interdit un tel comportement. Dans Bain de minuit à Buckingham, elle doit recourir à des astuces amusantes.

L’autrice joue avec l’image publique de la souveraine sans chercher à la détourner : tout est assumé comme un divertissement, fondé sur une fiction transparente. Reste la question, en filigrane, de ce que l’on accepte de projeter sur une figure historique aussi récente.
Tout est vrai, mais les livres se lisent comme un roman. Avez-vous lu Les naufragés du Wager de David Grann ? Un récit qui se dévore comme un roman d’aventures, où on apprend quelque chose. J’ai replongé dans l’univers oublié des marins anglais.
Les œuvres de Judith Perrignon sont à la frontière entre journalisme et littérature, proche de chroniques sociales. Sa plume sensible va chercher l’émotion, et elle la trouve, par exemple, quand elle évoque la grève de la faim des prisonniers irlandais et la mort de Bobby Sands dans Le jour où le monde a tourné. L’insoumis et L’autre Amérique nous immerge dans la mémoire d’une Amérique disparue, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Un auteur que j’apprécie parce que tous ses livres m’ont donné matière à réflexion.
Finalement, ces livres montrent qu’il n’existe pas une seule manière de raconter le réel, mais plusieurs chemins, à choisir selon ce que l’on cherche en tant que lecteur.
| Vous aimez… | …alors lisez |
| Que les faits soient rigoureusement établis | Les récits de non-fiction |
| Comprendre les ressorts intimes d’un destin | Les biographies de Stefan Zweig |
| Que l’histoire suscite des émotions | L’exofiction |
| Explorer les zones grises, entre réalité et imagination | Biographies imaginaires (Mémoires d’Hadrien) ou certaines exofictions (La mort est mon métier) |
De plus, la littérature du réel est un spectre et vous trouverez peut-être des livres qui ne rentrent pas tout à fait dans ces catégories.
Et vous, avez-vous besoin de savoir ce qui est vrai pour être ému, ou acceptez-vous volontiers la part d’invention ? Dites-le en commentaires.

Je m’appelle Catherine, et je suis blogueuse littéraire
Je donne mon avis, bien sûr, mais surtout des repères pour vous aider à savoir si un livre est fait pour vous.
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